En suspendant l'appareil à la nacelle d'un aérostat, on photographie d'un seul coup un heptagone de terrain d'un diamètre égal à cinq fois la hauteur de l'appareil au-dessus du sol. Mais, en raison des espaces perdus, il faut déclancher à des distances à peu près égales à trois fois et demie cette hauteur pour couvrir complètement un terrain.

Nous avons dit que l'échelle est donnée par le rapport entre la distance focale et la hauteur de l'appareil. Dès lors, en supposant des objectifs ayant 100 millimètres de distance focale, les vues seront aux échelles suivantes:

1/5.000 si elles sont prises de 500 mètres.
1/10.000 1.000 mètres.
1/20.000 2.000 mètres.

A une hauteur de 500 mètres, une bande de terrain d'un kilomètre de largeur sera donc représentée par une bande de 20 centimètres; une route large de 10 mètres formera un trait de 2 millimètres.

Pour les terrains accidentés on photographie une même tranche en se plaçant à deux points différents, de manière à avoir des vues chevauchantes ou stéréoscopiques. Avec quelques points de repère déterminés par les procédés ordinaires de la géodésie, on peut mesurer sur ces vues les différences de niveau.

Vues originales prises avec l'appareil multiple du
capitaine autrichien Scheimpflug.

Le photoperspectographe transforme les sept vues obliques en vues horizontales; un autre appareil réunit photographiquement ces dernières à la vue centrale.

On relève ensuite sur le terrain les documents qui manquent encore: routes ou cours d'eau à travers les forêts, catégories des routes, délimitations politiques ou administratives, noms de lieux, etc. Après quoi on établit la carte suivant les procédés ordinaires.

Dans ces conditions, le travail sur le terrain se trouve considérablement diminué pour le cartographe. Le travail subséquent l'est-il dans la même mesure? C'est un point assez discuté.