Un vieux ménage abandonnant ses pénates.
--Phot. Curtiss Brown, du Collier's Weekly.
Toutes ces populeuses cités américaines, si vivantes, si fébriles, ont été outrageusement dévastées, et les tristes spectacles qu'il nous a été donné de contempler voilà deux ans ne donneraient qu'une imparfaite idée des ruines accumulées par le sinistre dans des quartiers improvisés, construits en matériaux inconsistants et emportés comme des fétus par les eaux.
Différente aussi, sinon plus crâne, a été l'attitude, en présence du fléau, des populations. La circulation sur wagonnet, que montre l'une de nos photographies, est à nos yeux nouvelle et assez inattendue. Par ailleurs, il y avait, dans l'aspect des rues sillonnées de barques, assez de ressemblances avec ce que nous vîmes au commencement de 1911, ne serait-ce que la neige qui, succédant aux ondées, avait couvert les toits; et le froid, dont nous souffrions aussi, dans des conditions pareilles, était tel, nous dit-on, qu'à Columbus (Ohio) on vit des gens transis sur les arbres où ils avaient dû se réfugier en hâte pour fuir la montée des flots, tomber, incapables de résister plus longtemps, et se noyer.
LES INONDATIONS AUX ÉTATS-UNIS.
--A Pérou (État d'Indiana): deux oubliés qui se sont réfugiés
sous une véranda en attendant l'arrivée des secours.
--Phot. A. J. Miller, publiée par arrangement spécial avec The Chicago Daily News.
Note du transcripteur: Les suppléments mentionnés en titre
ne nous ont pas été fournis.