«Aucun traité avant la guerre n'a réglé entre nous et les Bulgares, disent les Grecs, le partage des territoires conquis; nous avons pris Salonique les premiers. Cette ville est placée dans notre sphère d'action géographique. Nous prétendons y rester. Notre roi Georges, en mourant à Salonique, a consacré définitivement cette cité terre hellénique. Nous occupons la ville avec près de cent mille hommes qui, actuellement, se retranchent stratégiquement aux alentours. Si les Bulgares veulent nous en chasser, il faudra qu'ils agissent par la force.»

Maximum des prétentions grecques.
Le grisé indique la région que réclame la Grèce et que lui contestent
l'Italie d'une part, la Bulgarie et la Serbie de l'autre.--Pour la
signification des lignes de points, traits et croix, se reporter à la
carte générale plus haut.

Remarquons encore que les prétentions helléniques dépassent de beaucoup Salonique. En principe, les Grecs les soutiennent ainsi. «L'extension de la Bulgarie en Thrace va aller bien au delà de tout ce que l'on pouvait supposer. Puisque nous allons abandonner aux Bulgares 400.000 Grecs, au moins, sans aucun espoir de retour, au nom de l'équilibre balkanique, nous devons avoir une compensation importante en Macédoine.»

Iles qui faisaient partie de l'empire turc, actuellement occupées par l'Italie (noms soulignés d'un trait-double) ou par la Grèce (noms soulignés d'un trait simple).
Les premières comptent, sur 118.000 habitants. 102.000 habitants grecs (25.000 à Rhodes, 18.000 à Kolymnos, 16.000 à Symi, 10.500 à Kos, etc.) et 16.000 Musulmans; les secondes, sur 325.000 habitants, 300.000 Grecs (115.000 à Mytilène, 70.000 à Chio, 47.000 à Samos, 24.500 à Lemnos, 12.000 à Thasos, 12.500 à Nikaria, etc.), et 25.000 Musulmans.

[(Agrandissement)]
Carte montrant les difficultés du partage, entre les alliés balkaniques, des territoires conquis.

Frontière extrême demandée par la Grèce en Epire et en Macédoine