Frontière que le traité serbo-bulgare reconnaissait à la Bulgarie

Frontière extrême réclamée par la Bulgarie.

Frontière albanaise proposée à Londres.

Anciennes frontières des Etats balkaniques.

Partant de ce point de vue, le gouvernement d'Athènes, au cours des hostilités, a proposé à celui de Sofia comme base de partage des territoires gréco-bulgares une ligne partant à l'est de Kavala et passant ensuite par Drama, Demir-Hissar, laissant au sud le lac de Dorijan, puis Monastir, pour aboutir à peu près au milieu du lac d'Okrida. Il est évident que ce tracé exprime un maximum des prétentions grecques qui n'a d'ailleurs aucune chance d'être accepté par la Bulgarie. On le sait bien à Athènes, aussi a-t-on en vue deux transactions. L'une est indiquée par une ligne partant du fond du golfe d'Orfano, passant au-dessus du lac de Dorijan et s'infléchissant ensuite au sud de façon à laisser Monastir aux Serbes pour aboutir au milieu du lac de Prespa. Enfin, ultime transaction, dont les Grecs ne parlent encore que sans précision, les Hellènes se contenteraient d'avoir autour de Salonique un territoire suffisamment étendu pour assurer la défense stratégique de la ville. Mais c'est là, semble-t-il, le minimum irréductible des prétentions des Grecs. «Sinon, disent-ils, nous subirons s'il le faut la guerre.»

A la vérité, étant donné la tension des esprits, il suffirait d'un incident fâcheux pour compliquer encore la situation. A Nikaia, il y a peu de temps, un véritable combat s'est engagé entre Grecs et Bulgares; et, dans le triangle Sérès, Kavala, golfe d'Orfano, les troupes des deux pays alliés sont toujours en contact dangereux, les Bulgares occupant le nord du triangle et les Grecs toute la partie sud bordant la mer.