Le temps était délicieux. Les hydroplanes allaient être de la fête: deux monoplans et un biplan évoluèrent, une partie de l'après-dînée autour du bateau présidentiel, se mêlèrent aux goélands, jouèrent au milieu des barques, égratignèrent la mer, unie comme un beau lac, de leurs sillages argentés.

Devant le Jules-Michelet, mouillé au milieu de la baie des Vignettes, défilèrent tour à tour, conduits par le Voltaire, portant l'amiral de Lapeyrère, les énormes Danton, de la 1re escadre, puis la 2e escadre, avec ses cinq Patrie, puis les cuirassés moins récents, enfin les croiseurs cuirassés de la division légère. Et, dans l'air lumineux, les accents de la Marseillaise, les notes allègres de la Marche Lorraine tour à tour, se mêlaient aux vivats protocolaires des équipages, au fracas des salves, aux hourras partis des barques lourdes de foule.

A BORD DU CROISEUR «JULES-MICHELET» (7 JUIN).
--En route pour la revue navale, par un coup de mistral.
--Phot. Marius Bar.

LES GRANDES MANOEUVRES NAVALES.
--Une concentration des trois escadres, avec leurs contre-torpilleurs.

Photographie prise du Jauréguiberry, au retour de Porto-Vecchio.

LA REVUE PRÉSIDENTIELLE AU LARGE DE TOULON (7 JUIN).
Le croiseur «Jules-Michelet», ayant à bord M. Raymond Poincaré, passe, escorté par un torpilleur d'escadre, entre les lignes cuirassées qui s'avancent en sens inverse.

Photographie prise du paquebot Carthage, affecté au Parlement et à la Presse.

En rade des Vignettes, à bord du croiseur Jules-Michelet:
le défilé de l'armée navale devant le Président de la République.