Le cinquième Grand Prix de l'Automobile-Club de France s'est disputé le 12 juillet sur le circuit de Picardie, établi aux environs d'Amiens avec Longueau comme point de départ. L'épreuve comportait 29 tours d'environ 31 kilomètres et demi, soit un parcours total de 916 kilom. 800 mètres; elle a une fois encore affirmé de façon magnifique la supériorité de l'industrie française.

Sur les 9 voitures françaises engagées, 7 ont achevé le parcours; 4 d'entre elles prenant respectivement les places 1, 2, 4, 5. Par contre, sur 11 voitures étrangères parties, 4 seulement se trouvèrent au poteau d'arrivée. Jamais nos constructeurs n'avaient obtenu un résultat aussi catégorique.

Le prix a été gagné par Boillot, montant une voiture Peugeot, qui avait déjà triomphé au circuit de Dieppe en 1912. Le vainqueur, battant son record de l'année précédente, effectua le parcours en 7 heures 53 minutes 56 secondes, soit à une vitesse moyenne de 116 kilom. 190 mètres; son camarade Goux, pilotant une voiture de la même marque, se plaçait second à 3 minutes d'intervalle.

Ce résultat est d'autant plus appréciable que le circuit de Picardie semblait peu favorable aux grandes vitesses et que le règlement limitait à 20 litres par 100 kilomètres la quantité de carburant dont pouvait disposer chaque concurrent.

Le lendemain du Grand Prix des voitures s'est couru sur le même circuit, mais sur la distance réduite de 350 kilomètres, le grand prix des motocyclettes, sidecars et cyclecars.

Les concurrents français furent moins heureux; mais les insuccès furent largement compensés par la victoire de Fentou qui atteignit une moyenne de 78 kilomètres à l'heure, sur motocyclette Clément.

Au circuit de Picardie: les tribunes pendant la course.
Phot. Chusseau-Flaviens.

[(Agrandissement)]