Le Beau couchant, de M. Georges Delaquys, fut publié par L'Illustration il y a peu d'années. Nos lecteurs n'ont pas oublié cette aventure, chastement passionnée, de deux âmes d'élite qui, sur le tard, entreprennent de rattacher à la réalité leurs illusions déclinantes sous le couvert de la grave archéologie et se trompent quelque peu l'une l'autre à l'aide de touchants mensonges épistolaires. Il se trouve que la correspondante de M. Gérard Landrillon, préhistorien réputé, engagé au fatal tournant de la cinquantaine, mais peu soucieux de l'avouer, est elle-même une beauté mûrissante, mais peu encline à confesser son âge et que le devoir a confinée dans un intérieur claustral de Provence. Vous devinez que tout s'arrange et qu'il y a pour dénouer l'idylle une rencontre attendrissante. Mais le tableau de ces amours attardées conserve la grâce joliment surannée d'un pastel ancien. Du livre de Mlle Mathilde Alanie: Au Soleil couchant, nous ne pouvons aussi penser que le plus grand bien, puisque deux des sept ou huit exquis petits romans contenus dans ce volume: «Bal blanc» et «la Soutane de l'abbé Constantin», ont été publiés par nous en leur inédit. Dans «Bal blanc», le délicat et charmant écrivain nous explique, avec son tact amusé, l'épanouissement tardif d'un roman de jeunesse.
--Vous êtes, dit le commandant Lafarède à Mlle Aurore Tiercin, vous êtes la première femme que j'ai aimée... Il y a vingt-cinq ans, je vous demandai en mariage. Vous m'auriez accepté si mes intentions vous avaient été transmises... Reprenons les choses au point où elles en sont restées... Mademoiselle Aurore, j'ai l'honneur de solliciter votre main.
Et voici que là encore la vie, après un long arrêt, recommence avec l'amour. Ces amours d'automne, les romanciers trop souvent les ont cruellement raillées, car l'automne, disent-ils, n'est plus le temps des amours. Il s'agirait plutôt de s'entendre sur le caractère et la qualité des amours. Les amours d'automne ne sont point les amours de printemps. On ne saurait les humilier par une comparaison ni les diminuer en les soumettant à une mesure. Les amours d'automne sont autre chose, voilà tout!
Albéric Cahuet.
Pierre Cusset.--Phot. Pierre.
UN JEUNE SAUVETEUR
Les journaux ont conté, récemment, l'acte de courage de ce garçon de treize ans, dont nous donnons ici la photographie. Le jeune Pierre Cusset, fils du capitaine de frégate Cusset, chef de la 2e section de la Préfecture maritime, à Brest, se trouvait aux bains du casino de Kermor, et allait regagner le rivage, lorsque des cris, des appels désespérés, l'arrêtèrent: un baigneur, à 50 mètres au large, se noyait. Sans hésiter, Pierre Cusset se mit à nager vigoureusement et parvint à rejoindre l'homme qu'une soudaine congestion venait de frapper: le capitaine Favarelli, du 6e régiment d'infanterie coloniale. Et l'on put voir l'enfant, dont les forces, peu à peu, s'épuisaient, soutenir l'officier, jusqu'au moment où le maître nageur de l'établissement arriva en barque pour recueillir le vaillant sauveteur et celui que son énergie, son sang-froid avaient conservé à la vie.
DOCUMENTS et INFORMATIONS
Le latin devenu la langue des Peaux-Rouges.
Les Peaux-Rouges se civilisent de plus en plus, et ceux que l'on rencontre parfois dans les cirques européens sont peut-être encore moins dégénérés que leurs grands frères parqués par le gouvernement des États-Unis dans la réserve du Yellowstone Park, dans l'espoir de conserver la race.