Dans la nuit du 29 au 30 juin dernier, les Bulgares attaquaient par surprise ces dits postes, au Panghaion, à Nigrita et à Karasouli, comme ils attaquaient les Serbes près de Ghevgheli, sur l'Axios-Vardar et au nord.

Bien entendu, les postes attaqués se retirèrent sur le gros des troupes; celles-ci aussitôt se mirent en marche pour repousser l'assaillant.

Les directions d'attaque données aux divisions furent les suivantes:

Division d'aile droite: Nigrita, pont d'Orliako, sur la Strouma;

Division placée entre le lac Bezik et le lac de Langada (Bissoka-Lahana);

Quatre divisions du centre: Kilkiz où l'on supposait que devait se trouver le gros des forces ennemies;

(Une division, marchant sur la route carrossable de Salonique à Serès, servait de liaison entre le groupe du centre et l'aile droite, en même temps que de réserve prête à participer à l'action d'un côté ou de l'autre.)

Enfin, division d'extrême gauche: ordre de passer l'Axios-Vardar au nord du lac Artzan et de marcher sur Doïran.

L'attaque générale commença sur toute la ligne le 2 juillet au matin. Tout de suite, le centre se trouva en contact avec le gros des forces ennemies. Car les Bulgares, ayant transformé Kilkiz en une place fortifiée de tout premier ordre, destinée, en nouveau Plevna, à protéger leur base de ravitaillement établie à Doïran, en avaient, dans l'intention de surprendre Salonique, fait descendre toutes leurs forces vers le sud.

A Ambarkeui, le 2 juillet, eut lieu la première rencontre. La bataille s'engagea avec une rage égale des deux côtés. Mais l'élan des Grecs vint à bout de la résistance des Bulgares qui durent se replier sur Kilkiz. Ce jour-là, des détachements grecs firent une marche de 30 kilomètres par une chaleur épouvantable et en se battant continuellement, les Bulgares ne lâchant le terrain que pas à pas.