Au commencement de juin, déjà, ils avaient attaqué les troupes grecques du Panghaion, leur prenant un certain nombre de positions nullement militaires, mais que le gouvernement grec avait tenu à faire occuper pour cette raison politique qu'on ne voulait pas les abandonner à des alliés dont on connaissait les intentions.
Après cette première attaque, le gouvernement grec comprit qu'en toute sagesse il fallait désormais faire prendre à l'armée des positions purement militaires.
Les bonds successifs qui ont permis à l'armée grecque de triompher, en quatre jours, à Nigrita, à Kilkiz et à Doïran. Croquis de M. Jean Leune, visé par le chef d'état-major général. Depuis, les Grecs ont progressé bien plus au nord, par Nevrokop, Melnik, Strumitza et les défilés de Kresna, jusque vers Djumaia et l'ancienne frontière bulgare.
Les divisions grecques furent donc disposées comme suit:
Une division entre Orfano et le lac Bezik;
Une division entre le lac Bezik et le lac de Langada;
Cinq divisions au nord et au nord-ouest de Salonique;
Une division près de Benitza sur l'Axios-Vardar.
Sur la ligne de démarcation, établie après entente entre le colonel Dousmanis et le général Ivanof, les Grecs laissèrent seulement de faibles détachements, en manière de postes frontières.