Que faire des coquilles de l'huître, après en avoir absorbé le contenu? Sans doute, dans les régions pauvres en calcaires, dans les pays granitiques comme les Vosges, par exemple, et d'autres encore, on peut avec avantage donner les coquilles écrasées, mises en poussière, aux poules ou bien aux champs, et leur fournir le calcaire nécessaire. Mais ailleurs?
Ailleurs, on peut imiter l'exemple donné par un architecte de Galveston et employer les écailles à faire un béton avec lequel on construit une maison.
La maison construite à Galveston a été faite avec un ciment composé de 4 septièmes d'écaillés, 2 septièmes de sable et un septième de ciment.
Coûtant meilleur marché que le béton ordinaire et que la brique, il a le grand avantage de ne laisser pénétrer aucune humidité.
L'immeuble, qui a cinq étages, a nécessité 26.423 mètres cubes de béton, où sont entrés 11 millions d'écaillés d'huîtres. Galveston offre des facilités particulières au point de vue de la matière première: il s'y trouve des bancs d'huîtres gigantesques.
On aurait de la peine à se procurer la quantité d'écaillés voulue, ailleurs, semble-t-il, même en organisant un service de ramassage spécial dans les boîtes à ordures, service qui, du reste, coûterait plus qu'il ne rapporterait, probablement.
Ceux qui vivent de l'alcool.
On parle toujours, et beaucoup, en France, de la lutte contre l'alcoolisme, qui est un des facteurs les plus redoutables de la dégénérescence de la race et de la dépopulation.
Mais combien devrait être formidable l'effort nécessaire pour entreprendre cette lutte, dans laquelle on se heurterait à des intérêts énormes et à des intéressés innombrables.
D'après M. L. Jacquet, il n'y a nulle exagération à accepter que le rendement annuel de la production de l'alcool, joint aux transactions commerciales des spiritueux tant en exportation qu'en vente au détail, atteint et même dépasse trois milliards et demi de francs.