L'Association des Dames françaises, mise à l'étude après la guerre, en 1876, a régulièrement fonctionné à partir de 1879. Elle a pour présidente Mme Ernest Carnot.

Le matériel de guerre de l'Association est au complet; une partie se trouve déjà à la frontière avec les ambulancières. Dès les premières heures de la mobilisation, on a mis au service des Dames françaises 600 lits au Tennis-Club, 400 au collège Stanislas, etc..., les offres affluent de tous côtés.

L'Union des Femmes de France, née en 1881, de l'Association des Dames françaises, a à sa tête Mme Pérouse. Elle a envoyé des équipes à Saint-Dié, Verdun, Vittel, Remiremont, Epinal, Toulon, Besançon, Châteauroux, Sainte-Menehould, Angers: 12.000 lits sont prêts, répartis en divers points de la France. Ajoutons que les Femmes de France disposent de 60 équipes volantes comprenant une infirmière-majore et cinq infirmières, équipes susceptibles, par privilège spécial et à titre exceptionnel de s'avancer jusqu'à la première ligne et de se joindre au service de santé militaire. Les «Femmes de France» sont fières de cette prérogative, récompense de leur admirable dévouement dans nos campagnes du Maroc.

Le bassin laitier de Paris.

Le public parisien, qui avait cru prudent de faire des provisions un peu excessives de denrées alimentaires, s'est vite ressaisi; il a compris qu'aussitôt la mobilisation achevée, le service des approvisionnements de Paris redeviendrait sensiblement normal par rapport au nombre des bouches à nourrir.

Carte schématique des arrivages de lait à Paris en temps ordinaire.

Dès le premier jour, du reste, malgré l'affectation des chemins de fer aux mouvements militaires, un certain nombre de trains ont été réservés au transport des denrées essentielles, notamment de la viande, du lait, des pommes de terre, ainsi que de la farine nécessaire à la fabrication du pain.

Pour le lait, des dispositions spéciales ont été prises en vue d'assurer un tour de préférence aux enfants et aux malades.

En temps ordinaire, il est vendu chaque jour à Paris et dans les communes du département de la Seine un peu plus d'un million de litres de lait. A peine 100.000 litres proviennent des étables du département, le reste est fourni par des laiteries en gros qui possèdent, dans un rayon de 200 kilomètres autour de la capitale, des dépôts «de ramassage» où sont centralisés les laits vendus par les cultivateurs des communes environnantes.