Un bulletin de vote au conclave.
C'est dans la chapelle Sixtine, spécialement aménagée, que se tiennent les séances de vote, suivant un cérémonial plusieurs fois séculaire dont nous rappelons les grandes lignes. Au-dessus de l'autel, garni de draperies rouges, un baldaquin de velours violet rehaussé d'or abrite une tapisserie dite du Saint-Esprit qui se détache sur la fresque du Jugement dernier. Au pourtour de la chapelle, les cardinaux sont assis sous de petits dais, chacun ayant devant lui une table avec ce qu'il faut pour écrire et une bougie allumée pour cacheter son bulletin.
Ce bulletin est double, de façon à pouvoir servir également pour le scrutin normal, et pour l'accession à laquelle on recourt quand l'élection traîne en longueur. Dans ce cas, chaque cardinal déclare ou bien n'accéder à personne, ou bien se rallier à un candidat différent de celui pour lequel il a voté d'abord et qui a obtenu précédemment un certain nombre de suffrages. On additionne les voix ainsi recueillies avec celles du scrutin ordinaire, et, si un cardinal en a les deux tiers, il est proclamé pape. Le nom du candidat est inscrit au milieu du bulletin, entre le nom du votant et une devise (signa) personnelle, et le papier est déposé dans un calice après avoir été plié de façon que la bande médiane reste seule visible.
LES TRAINS SANITAIRES POUR LE TRANSPORT DES BLESSÉS
En haut, l'office et la cuisine.--Au centre, l'ensemble du train.--En bas, à gauche, la chambre du médecin-major et du pharmacien-major; à droite, une des voitures pour huit blessés.
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DOCUMENTS et INFORMATIONS
TRAINS SANITAIRES PERMANENTS.
Les transports d'évacuation des blessés de guerre se font au moyen de trains sanitaires permanents ou improvisés, pour les grands blessés dont le transport nécessite beaucoup de soins et de ménagements, et de trains ordinaires pour les malades dont l'état moins grave permet la station assise.
Les trains sanitaires permanents, les seuls qui nous occupent aujourd'hui, sont organisés dès le temps de paix. Leur installation a fait l'objet d'études nombreuses et approfondies de la part du service de santé de l'armée, ce qui permet l'évacuation des grands blessés dans les meilleures conditions d'hygiène et de confort.