Train blindé de l'armée belge, armé de canons, dont un contre les aéroplanes et les dirigeables, et percé d'embrasures pour les fusils.
La veille, au-dessus de Vienne-la Ville, nous avions enlevé brillamment le hameau de Melzicourt, près de Servon, d'où partent, à travers l'Argonne, deux chemins conduisant à Varennes.
Le 19, la forte position de Vauquois, près de Varennes, où nous nous sommes retranchés face au bourg de Montfaucon fortifié par les Allemands, avait été attaquée; l'ennemi fut repoussé; de même autour de Malancourt.
DE LA MEUSE A LA MOSELLE
Saint-Mihiel continue à être le but de combats acharnés; les Allemands qui l'occupent sont de plus en plus pressés par nos troupes. Celles-ci sont parvenues à trois kilomètres à peine de la ville, dans la presqu'île du Camp des Romains et sur la route d'Apremont, au bois d'Ailly, non moins proche de Saint-Mihiel.
Sur les Hauts de Meuse, nous avons eu raison de tous les assauts; la lutte d'artillerie y semble terrible; une attaque violente fut repoussée le 19; le 24, nos canons détruisaient trois batteries allemandes dont une de ces batteries lourdes qui ont une portée si considérable. Tout le long des Côtes, ce que l'on pourrait appeler la défense mobile du camp retranché de Verdun tient l'ennemi à distance des forts; elle l'a repoussé à Champlon et a gagné sur lui, au Nord de la place.
Dans la plaine de Woëvre même, nous tenons une longue ligne depuis Apremont jusqu'à Pont-à-Mousson. Le 21 nous pénétrions dans le bois de Mort-Mare, au Nord de cette ligne; nous faisons un nouveau bond dans ces bois le 23 et, le même jour, débordions la forêt dite Bois-le-Prêtre, au Nord de Pont-à-Mousson. Nous paraissons progresser beaucoup sur cette rive gauche de la Moselle.
Entre Nancy et la Seille nous reprenons nettement l'offensive.