N° 2.—Emploi ancien des eunuques.

L'emploi des eunuques est fort ancien en Orient, puisque Putiphar était eunuque.

(Comme Puliphar avait une fille, il faut admettre, ou que la mère de cette fille avait rencontré mieux que Joseph, ou que Puliphar n'était eunuque qu'en apparence et par hermaphrodisme).

A Rome, beaucoup de maris en avaient un pour garder leur femme.

Ovide, livre II, Les Amours, adresse à Bagoas l'Élégie deuxième pour qu'il ne soit pas un gardien trop sévère:

«O toi, Bagoas, qui n'es ni homme ni femme, gardien de ma maîtresse, laisse-lui prendre à la dérobée un peu de liberté, et tout ce que tu lui en accorderas, elle te le rendra. Consens à être de complicité avec elle. Un complice discret gouverne la maison, il ne sent plus le fouet. Pour cacher au mari la vérité, on le berce de chimères, et maîtres autant l'un que l'autre, le complice et le mari approuveront ce qu'approuvé la femme.

«Une femme caressante obtient de son époux tout ce qu'elle désire.

«Toutefois, que de temps en temps elle te querelle; qu'elle feigne de verser des larmes et te traite de bourreau.

«Tu lui reprocheras alors des fantes dentelle se justifiera aisément; elle deviendra par là irréprochable aux yeux de son mari. Ces complaisances te seront bien payées, et tu y gagneras bientôt ta propre liberté.»

N° 3.—Autre emploi des eunuques.