Ce principe a été appliqué sans réserve, aussi bien dans le siècle du grand Frédéric que dans celui de Périclès. Frédéric lui-même passait pour sodomiste; Catherine de Russie se livrait à toutes les dépravations et avait constamment deux amants bien choisis. Que n'a-t-on pas dit du Régent et de ses filles!
APPENDICE AU CHAPITRE VI
N° 1.—Usage actuel de l'Auparishtaka.
L'auparishtaka, aujourd'hui relégué dans les mauvais lieux et dans les ménages onanistes (Gauthier, Onanisme buccal), parait avoir été très commun anciennement dans l'Inde.
On en trouve dans les gravures du chevalier Richard Payne, intitulé le Culte de Priape, une représentation empruntée au temple souterrain d'Éléphanta, et où l'homme agit sur la femme qui a la tête en bas.
Les différentes sortes d'auparishtaka se voient aussi dans les sculptures des temples de Civa, à Bhuvaneshwara, près de Cuttak, dans l'Orissa, qui remontent jusqu'au VIIIe siècle.
L'auparishtaka ne paraît pas habituel maintenant dans l'Hindoustan.
Il y a, en Algérie, des Arabes qui provoquent les hommes à cette débauche; pour quelques-uns, c'est un moyen de chantage ou de vol.
Dans les maisons de tolérance de Paris, celles mêmes qui sont tenues sur un grand pied, les femmes se prêtent à cette pratique et y provoquent même.
Beaucoup de célibataires d'un âge mûr qui fréquentent ces maisons préfèrent cette pratique à la connexion, non par libertinage, mais parce qu'elle satisfait, sans danger pour leur santé, ce qui n'est chez eux qu'un simple besoin d'hygiène analogue au bain.