7° La SUCCION DE LA MANGUE.—L'eunuque met la moitié du linga dans sa bouche et le suce avec force.

8° L'AVALEMENT.—L'eunuque introduit le linga tout entier dans sa bouche et en presse le bout au fond de sa gorge, comme s'il voulait l'avaler.

Les domestiques mâles font quelquefois l'auparishtaka à leur maître. Il se pratique aussi entre intimes.

Quelques femmes du harem, très ardentes, se le font aussi entre elles, en unissant la bouche à l'yoni (c'est un mode des amours lesbiennes ou saphiques, la titillation du clitoris par la langue).

Quelques hommes caressent ainsi le yoni des femmes et y font les mêmes actes et mignardises que dans le baiser de la bouche (App. 4 et 5). Dans ce cas, quand la femme est renversée, la tête en bas, vers les pieds de l'homme, celui-ci caresse le yoni avec sa bouche et sa langue. C'est l'union de la corneille (figurée au temple souterrain d'Éléphanta).

Par passion pour cette sorte de plaisirs, des courtisanes quittent des amants généreux et possédant de bonnes qualités pour s'attacher à des esclaves et à des cornacs (App. 6).

Contrairement à l'opinion des anciens casuistes qui sont plus sévères, Vatsyayana est d'avis que l'Auparishtaka n'est défendu qu'aux maris avec leurs femmes. Il ajoute que, pour les pratiques de l'amour, on ne doit obéir qu'à l'usage du pays et à son propre goût.

On retrouve cette maxime chez les philosophes grecs et chez ceux du
XVIIIe siècle.

«L'amour, dit Zenon, est un dieu libre, n'ayant d'autre fonction à remplir que l'union et la concorde.»

«Tout est femme dans ce qu'on aime, dit Lamettrie, l'amour ne connaît d'autres bornes que celles du plaisir.»