Docteur PAUL GABSIER (De l'Onanisme).

«Sauf de rares exceptions, la femme ne ressent point spontanément l'incitation qui chez l'homme résulte de l'érection de ses organes; elle ne l'éprouve que par son contact avec lui lorsqu'il la provoque et la transmet par ses caresses. De là la nécessité des préludes tout en observant cette règle:»que les organes génitaux de l'un des sexes ne doivent recevoir que l'action naturelle des organes génitaux de l'autre sexe à l'exclusion de tout autre contact ou ébranlement, les caresses des époux avant et après l'union ne devant point s'étendre à ces organes. Des pratiquas contraires mènent à l'onanisme à deux qui a pour la femme les conséquences les plus funestes: la dépravation et la perte de la santé. L'onanisme à deux détermine presque toujours l'onanisme isolé, et chacun de ces onanismes engendre fréquemment soit l'hystérie, soit le gonflement et par suite l'hypertrophie des glandes vaginales, soit l'allongement du col de la matrice, soit un développement du clitoris qui en nécessite l'excision, soit le cancer de la matrice. Le plus grand de ces maux est la nymphomanie et le moindre la perte de la voix.

CHAPITRE II

Les Apadravyas.

L'homme peut aussi, pour satisfaire une femme, user des apadravyas ou objets qui, mis sur le linga ou autour, en augmentent la longueur ou la grosseur, de manière qu'il corresponde aux dimensions du yoni[30].

[Note 30: Les apadravyas ayant pour objet la satisfaction de la femme, leur invention, bien que bizarre à nos yeux, part cependant d'un bon sentiment; et, sous ce rapport, les hindous valent mieux que les chinois qui estropient leurs femmes pour resserrer les lèvres par le gonflement des cuisses.

Au point de vue du P. Gury, les apadravyas pourraient être permis, quand ils ne forment pas obstacle à la génération.

Nous avons vu plus haut Chariclès, dans Lucien, les qualifier de monstrueux parce que généralement leur emploi a pour objet ou conséquence la stérilité. Ce emploi était commun à Rome où sans doute l'Inde les avait importés.]

Bathravia est d'avis que ces objets doivent être d'or, d'argent, de cuivre, de fer, d'ivoire, de corne de buffle, de bois de différentes sortes, en peau, en cuir, doux, frais, provoquant l'érection, et bien appropriés à leur but.

Vatsyayana, sous ce rapport, s'en remet au goût de chacun.