APPENDICE AU CHAPITRE III
Les Orientaux se sont, de tous temps, occupés des aphrodisiaques; leurs auteurs les divisent en deux classes: les naturels et mécaniques, tels que la flagellation, et les artificiels ou médicinaux.
On cité, dans la première classe, les insectes qu'appliquaient des tribus sauvages, et l'exemple de la jeune femme d'un vieux brahmane qui voulait de nouveau le faire piquer par une guêpe.
Ovide, _Art d'aimer, _livre II, nous conseille la discrétion sur les aphrodisiaques.
Il en est qui conseillent de prendre pour stimulants des plantes dangereuses: du poivre mêlé avec la semence de l'ortie ou du pyrètre broyé, mêlé à du vin vieux. Autant de poisons selon moi, et de moyens qu'interdit Vénus.
Je ne vous défends point cependant l'oignon blanc de Mégare, les herbes stimulantes, les oeufs, le miel de l'Hymelte, les pommes de pin.
Mais pourquoi, divine Erato, traiter de ces matières qui regardent l'art d'Esculape?
Pétrone s'élève avec force contre les empoisonneuses qui, par leurs drogues, prétendaient exciter l'ardeur génitale.
Il cite la rage de Caligula causée par un hippomane que lui avait donné
Caesonie.
Eusèbe cite la folie de Gallus due à un aphrodisiaque. Lucullus, le gourmand légendaire, et Lucrèce, l'auteur du poème de Natura Rerum, seraient morts au milieu des fureurs frénétiques causées par des breuvages hippomaniques.