Comme Ovide, nous renvoyons aux médecins; nous leur emprunterons seulement quelques indications sommaires.
Les aphrodisiaques les mieux connus sont:
La flagellation, l'urtication, la scarification, l'électricité, les lotions stimulantes sur les organes génitaux avec de l'eau à la glace, de l'eau salée et de l'eau aromatique, le phosphore.
Dans le règne végétal, la sarriette, la menthe poivrée, le cresson alénois, le céleri, l'artichaut et l'asperge, la cinéraire sibérienne, la benoîte, la muscade, le poivre, la girofle et tous les condiments fortement aromatiques, la vanille et le cacao, le genseng, le salep, la truffe parfumée, l'oronge, la morelle, le bole, le phallus et plusieurs autres champignons, le safran.
Dans le règne animal (poissons et coquillages) les crustacés, tels que le homard, les écrevisses, les mollusques, les cétacés, les pétoncles, les huitres et les autres bivalves, l'ichthyophagie en général.
L'ambre gris, la civette, le castor et le musc, les cantharides; ces dernières et le phosphore sont presque toujours mortels.
Ambroise Paré cite un homme qui mourut de priapisme et d'hémorragie urétrale causée par une potion cantharidée qu'une courtisane, sa maîtresse, lui avait fait prendre.
Le baume de tolu, celui de la Mecque et du Pérou, sont aussi des excitants.
En Chine et dans les contrées de l'extrême Orient on fait un grand usage de l'opium et du hatchi qui procurent, le dernier surtout, des rêves délirants et une ivresse dans laquelle on goûte toutes les joies du paradis de Mahomet. Une personne qui a été empoisonnée avec du hatchi nous a décrit les sensations vraiment extraordinaires qu'elle a éprouvées.
Selon le docteur Gauthier, pour réveiller l'amour, rien n'égale l'expérience d'une prostituée consommée dans les pratiques du métier.