Quand un homme ne pourra à lui seul atteindre ce résultat, il emploiera la soeur de lait de la jeune fille (App. 6).
Celle-ci la décidera à venir le voir chez lui et tout se passera alors comme il vient d'être dit.
A défaut de soeur de lait, il enverra vers elle une de ses servantes qui se fera l'amie de la jeune fille et travaillera pour lui.
Il fera en sorte de se rencontrer avec elle dans toutes les réunions publiques et privées, et quand il se trouvera en tête-à-tête avec elle, il en jouira. «Car, dit Vatsyayana, en temps et lieu propices, la femme ne résiste point à celui qu'elle aime (App. 7).
APPENDICE AU CHAPITRE IV
N° 1.—Séduction.
Les agissements préconisés sous ce titre sont, pour la plupart, malhonnêtes, contraires à la sincérité, aux droits des parents et autres, à la parole donnée et aussi à la moralité de la jeunesse.
Ils sont autorisés et même prescrits ici, en vertu de ce principe établi par Manou et reproduit dans le Kama Soutra: que le mode de mariage des Gandharvas, c'est-à-dire par consentement mutuel, prime les trois autres modes, d'où l'on conclut que tout est permis à qui s'efforce de réaliser un mariage par ce mode.
Le poète Kalidaça l'a rendu célèbre dans son beau drame de Sakountala, si poétiquement traduit par M. de Chesy.
C'est le mode de mariage des musiciens et des apsaras du paradis d'Indra, mythe atmosphérique qui personnifie le phénomène des vapeurs légères s'unissant pour former des nuages.