Attachement à son mari; crainte d'avoir des enfants illégitimes; manque d'occasion favorable; offense pour déclaration trop brusque; différence de rang; incertitude au sujet d'absences de l'homme pour voyages; crainte que l'homme en aime un autre; pensée que ses amis sont tout pour lui; crainte d'indiscrétion; timidité à l'égard d'un homme illustre ou trop puissant ou trop habile; crainte de la fougue de sa passion si elle est une femme gazelle (yoni n° 1); pensée qu'autrefois elle a été liée d'amitié avec lui (App. 4); mépris pour son manque d'usage du monde; défiance de sa mauvaise réputation; dépit de ce qu'il ne comprend pas l'amour qu'elle ressent pour lui.

Si elle est une femme éléphant, la pensée qu'il est un homme lièvre ou froid; la crainte qu'il lui arrive quelque chose à cause de sa passion pour elle; défiance de ses propres charmes; crainte d'être découverte; désillusion à la vue de ses cheveux blancs, de son apparence chétive; crainte qu'il soit l'affidé de son mari pour éprouver sa fidélité; pensée qu'il est d'une vertu trop sévère.

APPENDICE AU CHAPITRE 1

Maladies provenant de l'érotisme

Nº 1.—Les principales affections qui mettent en jeu et surexcitent le système génital, sont:

L'érotomanie ou délire érotique, qui a son siège exclusivement dans la tête; les quatre autres affections ont leur siège dans le cervelet et le système génital.

L'érotomanie (qui affecte l'un et l'autre sexe) est chaste dans sa manifestation; l'activité vitale, toute dans le cerveau, se communique rarement aux parties génitales. On comprend, d'après cela, comment on a pu accuser les Jésuites de tendances érotomanes sans accuser leurs moeurs. En rapprochant ce fait des deux causes d'anaphrodisie signalées à l'appendice du chapitre II, titre V, et de l'anaphrodisie résultant de la chasteté habituelle, on s'explique la continence des prêtres.

L'hystérie, nommée aussi maladie vaporeuse ou prurit ou attaque de nerfs, a son siège dans la matrice, et, de là, s'irradie au cerveau. Elle n'a lieu qu'entre l'âge de la puberté et celui du retour. Elle est toujours accompagnée de désordres dans le système génital. Elle affecte mille formes, depuis la plus légère attaque de nerfs, jusqu'aux accès épileptiques.

Les nombreuses causes d'hystérie se rencontrent dans le tempérament même de la femme, et dans les agents intérieurs ou extérieurs propres à augmenter la vitalité de l'utérus.

La pudeur donne à la majeure partie des femmes hystériques la force de dissimuler, pendant l'accès même, leurs sensations génitales.