Le satyriasis, la nymphomanie ou fureurs utérines, dépendent: le premier, du cervelet d'où il s'irradie aux parties génitales; la seconde, du cervelet et de l'exaltation des organes génitaux.
Les symptômes sont la tristesse, l'isolement, la turgescence et le prurit des organes génitaux.
La nymphomane s'efforce, mais en vain, de résister au désir, et elle s'isole pour le satisfaire. Devant un homme, elle ne peut contenir ses gestes, elle perd toute décence dans sa tenue et son langage. Alors, ses parties se gonflent, s'enflamment, et laissent couler une humeur fétide. Ordinairement, les fourmillements qu'éprouve la partie, et la constriction du vagin, provoquent l'éjaculation d'une humeur laiteuse fournie par les cryptes muqueuses et les glandes vulvo-vaginales.
C'est parmi les filles dont les désirs sont longtemps et violemment comprimés que se trouvent les nymphomanes.
(On sait que c'est la même cause qui occasionne la rage chez les animaux, l'espèce canine notamment).
Le priapisme est une érection violente et permanente du membre viril, le plus souvent sans désir vénérien. Le malade, loin d'éprouver du plaisir dans le coït, n'en ressent, le plus souvent, que fatigue et douleur; et, quelquefois, de graves hémorragies uréthrales s'en suivent. Lorsque le priapisme n'est pas le symptôme d'une maladie du cervelet, il provient, soit d'une irritation directe de la partie, soit de l'usage d'aphrodisiaques dangereux tels que les cantharides et le phosphore.
N° 2.—«On peut tout supposer et tout attendre d'une femme amoureuse»
(Balzac). Cette idée a été développée dans plusieurs romans
remarquables, notamment dans celui de M. de Camors, par Octave
Feuillet.
Les auteurs l'ont empruntée au coeur humain et à la satyre VI de
Juvénal.
«Si, pour remplir un devoir, il faut courir un danger, le courage manque aux femmes; pour le mal rien ne les arrête. Faut-il accompagner en mer un époux, la sentine est infecte et le ciel tourne; on vomit sur le mari. Pour suivre un amant, l'estomac est de fer; ou partage le repas grossier des matelots; on se promène de la proue à la poupe, le coeur ne se soulève jamais; on s'amuse à manier le câble, etc.»
N° 3.—Ovide, Art d'Aimer, livre I.—La séduction.