«Comme nos bras s'enlaçaient en mille noeuds divers!

«Mais l'obscurité nuit aux jeux de l'amour.

«Les yeux sont les guides de nos transports.

«Endymion, par sa nudité, charme la chaste Diane qui vient, nue, reposer près d'un mortel.

«Cesse de voiler tes attraits sur ta couche ou bien je déchirerai ce lin odieux; et même, si la colère m'emporte, ta mère en verra les traces sur tes bras.

«Livre-moi ces globes charmants qui se soutiennent d'eux-mêmes; que mes yeux se rassasient tandis que les destins le permettent. Vivant ou mort, c'est à toi que j'appartiens pour toujours.

«Si tu m'accordes encore de semblables nuits, une année sera pour moi plus qu'une vie.

«Prodigue-les-moi, ces nuits, et je deviens immortel dans tes bras.

«Une seule nuit de toi peut, du dernier des hommes, faire un dieu.»

SECTION II.—L'EXTÉRIEUR.