«Je lui ôtai d'abord sa tunique dont le tissu transparent était à peine un obstacle. Elle faisait quelque résistance à paraître nue; mais on voyait bien qu'elle ne voulait pas vaincre.
«Quand elle fut devant moi sans vêtement, je ne vis pas une tache sur tout son corps. O quelles épaules, ô quels bras j'eus le plaisir de voir et de toucher! Que sa gorge était faite à souhait! Quelle peau douce et unie! Quelle taille superbe et quelles cuisses fermes!
«Mais pourquoi entrer dans ces détails? Je n'ai vu que des choses parfaites, et il n'y avait point de voile entre ce beau corps et le mien!
«Le reste est facile à deviner. Enfin, après une fatigue mutuelle, nous reposâmes tous deux.»
Ce petit morceau nous charme autant, mais d'une autre manière que les poètes Hindous.
Ce qu'Ovide laisse à deviner, Properce le dit dans l'Élégie v du livre
II.
Une nuit de Cynthée donnée à Properce.
«O nuit fortunée! Que de mots échangés à la clarté de la lampe! Et la lumière éteinte, quels ébats!
«Tantôt elle lutte contre moi, le sein découvert; tantôt à mon ardeur elle opposait sa tunique. Puis, quand le soleil eut vaincu mes paupières, c'est elle qui me réveilla en les pressant de ses lèvres.
«Est-ce donc ainsi, me dit-elle, que tu dors nonchalamment?