René la regarda, sourit mélancoliquement. Oui, ce qu'elle venait de dire était vrai; mais la destinée s'était montrée clémente pour lui, puisqu'elle l'avait conservé à la tendresse d'une jeune femme généreuse qui était fière du mari mutilé et qui le trouvait plus beau avec ses cicatrices.

—Viens! ajouta Chichi impérieusement. J'ai quelque chose à te dire.

Il monta près d'elle sur le tas de terre. Et alors, comme si, au milieu de ce champ funèbre, elle sentait mieux la joie triomphante de la vie, elle lui jeta les bras autour du cou, l'étreignit contre son sein qui exhalait un chaud parfum d'amour, lui imprima sur la bouche un baiser qui mordait. Et ses jupes, libres au vent, moulèrent la courbe superbe de sa taille où se dessinaient déjà les rondeurs de la maternité.

FIN

TABLE

[I]DE BUENOS-AIRES A PARIS[1]
[II]LA FAMILLE DESNOYERS[35]
[III]LE COUSIN DE BERLIN[75]
[IV]OÙ APPARAISSENT LES QUATRE CAVALIERS [104]
[V]PERPLEXITÉS ET DÉSARROI[129]
[VI]EN RETRAITE[172]
[VII]PRÈS DE LA GROTTE SACRÉE[196]
[VIII]L'INVASION[222]
[IX]LA RECULADE[269]
[X]APRÈS LA MARNE[295]
[XI]LA GUERRE[317]
[XII]GLORIEUSES VICTIMES[348]

671-17.—Coulommiers. Imp. PAUL BRODARD.—7-18.

7157-9-17.

NOTES:

[A] Los cuatro jinetes del Apocalipsis, novela, par Vicente Blasco Ibáñez; Prometeo, Sociedad editorial, Germanias, Valencia, [1916].—La présente traduction est plus courte que l'original. Les coupures et les remaniements ont été approuvés par l'auteur.—G. H.