Note 84: Voltaire n'est pas né le 20 février 1694, et il n'est pas né à Châtenay. Il y a là une double erreur, qui était du reste acceptée par tout le monde à la date où écrivait Chateaubriand. Chacun tenait alors pour exact le dire de Condorcet, dans sa Vie de Voltaire: «François-Marie Arouet, qui a rendu le nom de Voltaire si célèbre, naquit à Châtenay le 20 de février 1694. M. A. Jal, en 1864 (Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, page 1283 et suivantes), a établi d'une façon certaine, à l'aide des registres de la paroisse de Saint-André-des-Arts, que Voltaire était né à Paris le dimanche 21 novembre 1694. Voltaire, du reste, avait dit lui-même, dans sa lettre du 17 juin 1760 à M. de Parcieux: «Que puis-je faire, sinon plaindre la ville où je suis né?... Je vous remercie en qualité de Parisien, et quand mes compatriotes cesseront d'être Welches, je les louerai tant que je pourrai.» L'année suivante, dans son Épître à Boileau, il disait à l'auteur des Satires:

Dans la cour du Palais je naquis ton voisin.[(retour)]

Note 85: Le 4 octobre, l'Église célèbre la fête de saint François d'Assises. Chateaubriand avait reçu au baptême les prénoms de François-René. -- Il était entré à Jérusalem le 4 octobre 1806. (Itinéraire de Paris à Jérusalem, tome I, p. 286.)[(retour)]

Note 86: Voir, à l'Appendice, le Nº II: Le Manuscrit de 1826.[(retour)]

Note 87: Ce paragraphe que nous empruntons au Manuscrit de 1826, nous a paru devoir être préféré à celui qui se trouve dans toutes les éditions des Mémoires et dont voici le texte: «De la naissance de mon père et des épreuves de sa première position, se forma en lui un des caractères les plus sombres qui aient été. Or, ce caractère a influé sur mes idées en effrayant mon enfance, contristant ma jeunesse et décidant du genre de mon éducation.» Selon la très juste remarque du comte de Marcellus (Chateaubriand et son temps, p. 6), ces lignes interrompent plus qu'elles n'aident le récit. «C'était sans doute, ajoute M. de Marcellus, un de ces feuillets supplémentaires dont l'auteur, aux derniers moments de sa vie, renversait continuellement l'ordre, de telle façon qu'il ne s'y reconnaissait plus lui-même, comme il le disait à son dernier secrétaire, M. Daniélo.» (Voir, Tome XII de la première édition des Mémoires d'outre-tombe, les pages auxquelles M. J. Daniélo a donné pour titre: M. et Mme de Chateaubriand; quelques détails sur leurs habitudes, leurs conversations.)[(retour)]

Note 88: Cette généalogie est résumée dans l'Histoire généalogique et héraldique des Pairs de France, etc., par M. le chevalier de Courcelles, Ch.[(retour)]

Note 89: Bernard Chérin (1718-1785), généalogiste et historiographe des Ordres de Saint-Lazare, de Saint-Michel et du Saint Esprit.[(retour)]

Note 90: La terre de la Guerrande était située, non dans le Morbihan, mais dans la paroisse de Hénan-Bihen, aujourd'hui l'une des communes du canton de Matignon, arrondissement de Dinan (Côtes-du-Nord).[(retour)]

Note 91: Sur le comte Louis de Chateaubriand et sur son frère Christian, voir l'Appendice, Nº III.[(retour)]

Note 92: Jean de Tinténiac, le héros du combat des Trente, était fils d'Olivier, IIIe du nom, seigneur de Tinténiac, et d'Eustaice de Chasteaubrient, seconde fille de Geoffroy, VIe du nom, baron de Chasteau-brient, et d'Isabeau de Machecoul. (Le P. Aug. Du Paz, Histoire généalogique de plusieurs maisons illustres, de Bretagne.)[(retour)]