Note 93: Voyez cette note à la fin de ces Mémoires. Ch.[(retour)]

Note 94: Les éditions précédentes portent, toutes, «comme un grand terrier du moyen-âge». Chateaubriand avait dû certainement écrire terrien. Le Dictionnaire de Furetière (1690) porte: «Terrien. -- Qui possède grande étendue de terre. -- Le roy d'Espagne est le plus grand terrien du monde depuis la découverte des Indes occidentales. -- Cette duchesse est grande terrienne en Bretagne, elle y possède beaucoup de terres.» -- Littré dit aussi: «Grand terrien, seigneur qui possède beaucoup de terres.»[(retour)]

Note 95: Grand'mère paternelle de Chateaubriand. Les actes de l'état civil où elle figure lui donnent tous pour premier prénom, au lieu de Pétronille, celui de Perronnelle. Ce dernier nom était très fréquent en Bretagne: on le traduisait en latin par Petronilla, d'où il arrivait que, dans les familles, on écrivait indifféremment Pétronille ou Perronnelle, sans y attacher d'importance.[(retour)]

Note 96: Avant d'être recteur de Saint-Launeuc et de Merdrignac, il avait été prieur de Bécherel (en 1747).[(retour)]

Note 97: Le Manuscrit de 1826 entrait ici, sur François-Henri de Chateaubriand, seigneur de la Villeneuve, dans les détails qui suivent: «Ce singulier curé fut adoré par ses paroissiens. Son nom, illustre en Bretagne, excitait d'abord l'étonnement; ensuite son caractère joyeux, le culte que cette autre espèce de Rabelais avait voué aux Muses dans un presbytère attirait à lui, on venait le voir de toutes parts; il donnait tout ce qu'il avait, et n'était, à la lettre, pas maître chez lui; il mourut insolvable, et ma grand'mère n'osa prendre sa chétive succession que sous bénéfice d'inventaire. Les paysans s'assemblèrent, déclarèrent qu'on faisait injure à la mémoire de leur curé, et se chargèrent d'acquitter ses dettes; en conséquences, ils l'enterrèrent à leurs frais, liquidèrent sa succession et envoyèrent à sa famille le peu qu'il avait laissé.»[(retour)]

Note 98: Chateaubriand a francisé ici un vers de Shakespeare, qui a dit dans un de ses sonnets:

When you entombed, in men' eyes, shall lie
Your monument shall be my gentle verse.[(retour)]

Note 99: Louis-Robert-Hippolyte de Bréhan, comte de Plélo, né à Rennes le 28 mars 1699, était le petit-neveu de Mme de Sévigné. Sa vie a été écrite par M. Edmond Rathery, sous ce titre: Le comte de Plélo, un volume in-8°, 1876.[(retour)]

Note 100: Voir, à l'Appendice, le Nº IV: le comte René de Chateaubriand armateur.[(retour)]

Note 101: Pierre-Marie-Anne de Chateaubriand, seigneur du Plessis et du Val-Guildo, né en 1727. Il commanda plusieurs des navires de son frère. (Voir à l'Appendice le Nº IV.) Le 12 février 1760, il épousa Marie-Jeanne-Thérèse Brignon fille de Nicolas-Jean Brignon, seigneur de Laher, négociant, et de Marie-Anne Le Tondu. Incarcéré pendant la Terreur, il mourut dans la prison de Saint-Malo, le 3 fructidor an II (20 août 1794).[(retour)]