Note 313: Rulhière (Claude-Carloman de), né en 1735 à Bondy, près Paris, mort le 30 janvier 1791. Mme d'Egmont était la fille du maréchal de Richelieu. Ce fut elle, en effet, qui mit à Rulhière la plume à la main. En 1760, il avait suivi, en qualité de secrétaire, le baron de Breteuil, qui venait d'être nommé ministre plénipotentiaire en Russie. «Il assista de près, dit Sainte-Beuve, à la révolution qui, en 1762, précipita Pierre III et mit Catherine II sur le trône. Il s'appliqua, suivant la nature de son esprit observateur, à tout deviner, à tout démêler dans cet événement extraordinaire, et il en fit, à son retour à Paris, des récits qui charmèrent la société. La comtesse d'Egmont, qui était la divinité de Rulhière, lui demanda d'écrire ce qu'il contait si bien: il lui obéit, et, une fois la relation écrite, l'amour-propre d'auteur l'emportant sur la prudence du diplomate, les lectures se multiplièrent. Elles firent événement.» Causeries du lundi, tome IV, p. 436.[(retour)]

Note 314: Palissot de Montenoy (Charles), né le 3 janvier 1730 à Nancy, mort le 15 juin 1814; auteur de la comédie des Philosophes (1760) et du poème de la Dunciade ou la guerre des sots (1764).[(retour)]

Note 315: Beaumarchais (Pierre-Augustin Caron de), né le 24 janvier 1732, mort le 19 mai 1799.[(retour)]

Note 316: Marmontel (Jean-François), né le 11 juillet 1723 à Bort (Limousin), mort le 31 décembre 1799.[(retour)]

Note 317: Chénier (Marie-Joseph de), né le 28 août 1764 à Constantinople, mort le 10 janvier 1811. Chateaubriand fut appelé à le remplacer comme membre de la seconde classe de l'Institut; l'Académie française n'avait pas encore recouvré son titre, que la Restauration allait bientôt lui rendre (Ordonnance royale du 21 mars 1816).[(retour)]

Note 318: Rabelais, livre II, chapitre VI: Comment Pantagruel rencontra un Limousin qui contrefaisait le langaige françois.[(retour)]

Note 319: Chateaubriand écrivait cette page au mois de juin 1821: Fontanes était mort le 17 mars précèdent.[(retour)]

Note 320: Il fut guillotiné le 1er floréal an II (20 avril 1794).[(retour)]

Note 321: Il doit y avoir là une erreur de plume. Malesherbes n'a eu que deux filles: Marie-Thérèse, née le 6 février 1756, mariée le 30 mai 1769 à Louis Le Peletier, seigneur de Rosambo; -- Françoise-Pauline, née le 15 juillet 1758, mariée le 22 janvier 1775 à Charles-Philippe-Simon de Montboissier-Beaufort-Canillac, mestre de camp du régiment d'Orléans dragons.[(retour)]

Note 322: Les trois filles du président de Rosambo épousèrent le frère de Chateaubriand, le comte Lepelletier d'Aunay et le comte de Tocqueville. Né le 3 août 1772, d'abord sous-lieutenant au régiment de Vexin, puis soldat dans la garde constitutionnelle de Louis XVI, M. de Tocqueville quitta la France pendant la période révolutionnaire. Sous la Restauration, il administra successivement, comme préfet, les départements de Maine-et-Loire, de l'Oise, de la Côte-d'Or, de la Moselle, de la Somme et de Seine-et-Oise. Charles X le nomma gentilhomme de la Chambre et pair de France (5 septembre 1827). Il fut exclu de la Chambre haute en 1830, en vertu de l'article 68 de la nouvelle charte. Il a publié divers ouvrages: Histoire philosophique du règne de Louis XV; Coup d'œil sur le règne de Louis XVI, etc. Il est mort à Clairoix (Oise) le 9 juin 1856. De son mariage avec Mlle de Rosambo naquit, le 29 juillet 1805, à Verneuil (Seine-et-Oise), le futur auteur de la Démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville. -- Le comte de Tocqueville et sa femme avaient été emprisonnés en même temps que Malesherbes. On lit à ce sujet dans un article de Chateaubriand (le Conservateur, mars 1819): «M. de Tocqueville, qui a épousé une autre petite-fille de M. de Malesherbes, m'a raconté que cet homme admirable, la veille de sa mort, lui dit: «Mon ami, si vous avez des enfants, élevez-les pour en faire des chrétiens; il n'y a que cela de bon.»[(retour)]