Mort du duc d'Enghien. — Année de ma vie 1804. — Le général Hulin. — Le duc de Rovigo. — M. de Talleyrand. — Part de chacun. — Bonaparte, son sophisme et ses remords. — Ce qu'il faut conclure de tout ce récit. — Inimitiés enfantées par la mort du duc d'Enghien. — Un article du Mercure. — Changement dans la vie de Bonaparte. — Abandon de Chantilly.
Année de ma vie 1804. — Je viens demeurer rue Miromesnil. — Verneuil. — Alexis de Tocqueville. — Le Ménil. — Mézy. — Méréville. — Mme de Coislin. — Voyage à Vichy, en Auvergne et au mont Blanc. — Retour à Lyon. — Course à la Grande Chartreuse. — Mort de Mme de Caud. — Années de ma vie 1805 et 1806. — Je reviens à Paris. — Je pars pour le Levant. — Je m'embarque à Constantinople sur un bâtiment qui portait des pèlerins pour la Syrie. — De Tunis jusqu'à ma rentrée en France par l'Espagne. — Réflexions sur mon voyage. — Mort de Julien.
APPENDICE
- [—Le Comte du Plessix de Parscau, beau-frère de Chateaubriand.]
- [—Le mariage de Chateaubriand.]
- [—Fontanes et Chateaubriand.]
- [—Comment fut composé le «Génie du Christianisme».]
- [—La rentrée en France.]
- [—Le Génie du christianisme.]
- [—Chateaubriand et Mme de Custine.]
- [—La mort de La Harpe.]
- [—Les quatre Clausel.]
- [—Le cahier rouge.]
- [—Le Conseiller Réal et l'anecdote du duc de Rovigo.]
- [—La comtesse de Noailles.]
Paris.(France).—Imp. Paul Dupont (Cl.)—
Note 1: Ce livre a été écrit à Londres d'avril à septembre 1822. Il a été revu en février 1845 et en décembre 1846.[(Retour au texte principal.)]
Note 2: Jean-Claude-Marin-Victor, marquis de Laqueuille, né à Châteaugay (Puy-de-Dôme) le 2 janvier 1742. Élu député de la noblesse de la sénéchaussée de Riom le 25 mars 1789, il se démit de son mandat le 6 mai 1790, émigra, rejoignit l'armée des princes et commanda, sous le comte d'Artois, le corps de la noblesse d'Auvergne. Il fut décrété d'accusation le 1er janvier 1792. Rentré en France sous le Consulat, il vécut dans la retraite jusqu'à sa mort, arrivée le 30 avril 1810.[(Retour au texte principal.)]
Note 3: Le 16 juillet 1791, à propos de la pétition pour la déchéance rédigée par Laclos, une scission se produisit dans la Société des Amis de la Constitution, séante aux Jacobins. Barnave, Dupont, les Lameth et tous les autres membres de la société qui faisaient partie de l'Assemblée constituante, à l'exception de Robespierre, Petion, Rœderer, Coroller, Buzot et Grégoire, abandonnèrent les Jacobins et fondèrent une société rivale, qui se réunit, elle aussi, rue Saint-Honoré, en face de la place de Louis-le-Grand (la place Vendôme), dans l'ancienne église des Feuillants. Les journaux jacobins crièrent haro sur ce club monarchico-aristocratico-constitutionnel; ils demandèrent que cette société turbulente et pestilentielle fût chassée de l'enceinte des Feuillants. Le 27 décembre 1791, l'Assemblée législative décréta qu'aucune société politique ne pourrait être établie dans l'enceinte des ci-devants Feuillants et Capucins. Voir au tome II du Journal d'un bourgeois de Paris pendant la Terreur par Edmond Biré, le chapitre sur la Société des Feuillants.[(Retour au texte principal.)]