Note 244: Le château et le domaine de Fervacques sont situés près de Lisieux (Calvados). Fervacques appartenait au duc de Montmorency-Laval et à sa sœur la duchesse de Luynes. Mme de Custine l'acheta, le 27 octobre 1803, en son nom et au nom de son fils, au prix de 418 764 livres et une rente de 8 691 livres. Le château de Fervacques appartient aujourd'hui à M. le comte de Montgomery, qui a conservé à cette belle demeure son caractère historique.[(Retour au texte principal.)]

Note 245: Astolphe-Louis-Léonor, marquis de Custine (1793-1857). Son livre sur la Russie en 1839 (4 volumes in-8o, 1843) a obtenu, tant en France qu'à l'étranger, un grand et légitime succès. On lui doit, en outre, plusieurs autres ouvrages, qui furent aussi très justement remarqués: une Étude politique, mêlée de récits de voyages, en quatre volumes: L'Espagne sous Ferdinand VII (1838); des romans: Aloys, ou le Moine de Saint-Bernard (1827); Ethel (1839); Romuald ou la Vocation (1848); un drame en cinq actes et en vers, Béatrix Cenci, joué en 1833 sur le théâtre de la Porte-Saint-Martin. Merveilleusement doué, il eût pu s'élever très haut, si sa vie n'eût dégradé son talent. Philarète Chasles a dit de lui, dans ses Mémoires (tome I, p. 310). «Je n'ai connu que plus tard la véritable vie de cet être extraordinaire et malheureux, problème et type, phénomène et paradoxe, que le vice le plus odieux chevauchait, domptait, opprimait et ravalait; qui, au vu et au su de toute la société française, y pataugeait, y vivait..., qui subissait, tête basse, le mépris public; et qui d'autre côté était, sans se racheter, loyal, généreux, honnête, charitable, éloquent, spirituel, philosophe, distingué, presque poète.»[(Retour au texte principal.)]

Note 246: Depuis, Mme de Bérenger.[(Retour au texte principal.)]

Note 247: D'après Sainte-Beuve, l'original d'Ellénore, dans l'Adolphe de Benjamin Constant, était Mme Lindsay.[(Retour au texte principal.)]

Note 248: Louise-Julie Careau, première femme de Talma, qu'elle avait épousé le 19 avril 1791. Le 6 février 1801, «sur leur demande mutuelle, faite à haute voix», le maire du Xe arrondissement de Paris, prononça entre eux le divorce. Talma se remaria l'année suivante (16 juin 1802) avec une de ses camarades de la Comédie-Française, Charlotte Vanhove, femme divorcée de Louis-Sébastien-Olympe Petit. Une séparation à l'amiable ne tarda pas du reste à éloigner l'un de l'autre Mlle Vanhove et Talma. Quant à Julie Talma, elle mourut en 1805. D'après Benjamin Constant, qui parle d'elle dans ses Mélanges de littérature et de politique, c'était une espèce de philosophe, un esprit «juste, étendu, toujours piquant, quelquefois profond»; elle «avait, ajoute son panégyriste, une raison exquise qui lui avait indiqué les opinions saines».[(Retour au texte principal.)]

Note 249: Stanislas-Marie-Adélaïde, comte de Clermont-Tonnerre (1757-1792), l'un des membres les plus éloquents de l'Assemblée constituante. Le 10 août 1792, une troupe armée pénétra dans son hôtel, sous prétexte d'y chercher des armes. Conduit à la section, il fut frappé en chemin d'un coup de feu tiré à bout portant; il se réfugia dans l'hôtel de Brissac, où la populace le poursuivit et le massacra.[(Retour au texte principal.)]

Note 250: Louis-Justin-Marie, marquis de Talaru (1769-1850). Il fut quelque temps, sous la Restauration, ambassadeur de France à Madrid. Nommé pair de France, le 17 août 1815, par la même ordonnance que Chateaubriand, il siégea dans la Chambre haute jusqu'au 24 février 1848.[(Retour au texte principal.)]

Note 251: On lit dans la Vie de M. Émery, par l'abbé Gosselin, t. I, p. 130: «Mme la comtesse Stanislas de Clermont-Tonnerre, incarcérée au Luxembourg avec La Harpe, avait été l'instrument dont Dieu s'était servi pour la conversion de ce littérateur. Ce fait, rapporté sur un simple ouï-dire par M. Michaud, dans la Biographie universelle (Supplément, article Talaru), est positivement attesté par M. Clausel de Coussergues, dans sa lettre à M. Faillon, du 20 mars 1843.»[(Retour au texte principal.)]

Note 252: Louis-Claude de Saint-Martin, dit le Philosophe inconnu (1743-1803). Ses principaux ouvrages sont l'Homme de désir et le Ministère de l'Homme-Esprit. Il avait publié en 1799 un poème intitulé: Le Crocodile ou la Guerre du bien et du mal, arrivée sous le règne de Louis XV, poème épico-magique en cent-deux chants, par un amateur de choses cachées.[(Retour au texte principal.)]

Note 253: Jean-Jacques Lenoir-Laroche (1749-1825), avocat, député de Paris aux États-Généraux, ministre de la police du 16 au 28 juillet 1797, député de la Seine au Conseil des Anciens (1798-1799), membre du Sénat conservateur (1799-1814). Napoléon l'avait fait comte, Louis XVIII le fit pair de France dès le 4 juin 1814, et, par ordonnance du 31 août 1817, décida que la dignité de pair serait héréditaire dans sa famille. Chateaubriand aurait pu apprendre de son voisin d'Aulnay comment on peut cultiver, sous tous les gouvernements, l'Art de garder ses places.[(Retour au texte principal.)]