Note 329: «Je puis, dit ici M. de Marcellus (Chateaubriand et son temps, p. 149), je puis attester ce scrupuleux respect pour l'histoire et cette abnégation de soi-même. J'en ai été le confident; j'en ai tenu les preuves dans mes mains, et, si M. de Chateaubriand a commis des fautes dans sa carrière politique, il n'a rien fait pour en supprimer les traces.»[(Retour au texte principal.)]
Note 330: Les Martyrs, livre V.[(Retour au texte principal.)]
Note 331: «Je propose à mon guide de descendre dans le cratère; il fait quelque difficulté, pour obtenir un peu plus d'argent. Nous convenons d'une somme qu'il veut avoir sur-le-champ. Je la lui donne. Il dépouille son habit; nous marchons quelque temps sur les bords de l'abîme, pour trouver une ligne moins perpendiculaire, et plus facile à descendre. Le guide s'arrête et m'avertit de me préparer. Nous allons nous précipiter.—Nous voilà au fond du gouffre...»—Voyage en Italie, au chapitre sur le Vésuve, 5 janvier 1804.[(Retour au texte principal.)]
Note 332: «Un jour, j'étais monté au sommet de l'Etna.... Je vis le soleil se lever dans l'immensité de l'horizon au-dessous de moi, la Sicile resserrée comme un point à mes pieds, et la mer déroulée au loin dans les espaces. Dans cette vue perpendiculaire du tableau, les fleuves ne me semblaient plus que des lignes géographiques tracées sur une carte; mais tandis que d'un côté mon œil apercevait ces objets, de l'autre il plongeait dans le cratère de l'Etna, dont je découvrais les entrailles brûlantes, entre les bouffées d'une noire vapeur.»—René.[(Retour au texte principal.)]
Note 333: Antoine Canova (1757-1822). En 1813, lors du premier séjour de Mme Récamier en Italie, Canova fit, d'après elle, de souvenir, pendant une absence de la belle Française, qui s'était rendue à Naples, deux bustes modelés en terre, l'un coiffé simplement en cheveux, et l'autre avec la tête à demi couverte d'un voile. Dans les deux bustes, le regard était levé vers le ciel. Lorsque le grand sculpteur les lui montra, il ne parut pas que cette surprise lui fût agréable, et Canova, doublement blessé comme ami et comme artiste, ne lui en parla plus, jusqu'au jour où Mme Récamier lui demandant ce qu'il avait fait du buste au voile, il répondit: «Il ne vous avait pas plu; j'y ai ajouté une couronne d'olivier et j'en ai fait une Béatrix.» Telle est l'origine de ce beau buste de la Béatrice de Dante que plus tard le statuaire exécuta en marbre et dont un exemplaire fut envoyé à Mme Récamier, après la mort de Canova, par son frère l'abbé, avec ces lignes:
«Sovra candido vel, cinta d'oliva,
Donna m'apparve.....
DANTE
«Ritratto di Giuletta Recamier modellato di memoria da Canova nel 1813 e poi consacrato in marmo col nome di Beatrice.»[(Retour au texte principal.)]
Note 334: Ici se termine le récit des six mois passés à Rome par l'auteur des Mémoires comme secrétaire de la légation. Sur cet épisode de sa vie, il faut lire les remarquables articles sur les Débuts diplomatiques de Chateaubriand, par M. le comte Édouard Frémy (le Correspondant, numéros de septembre et octobre 1893), et le chapitre V du livre de l'abbé Pailhès sur Chateaubriand, sa femme et ses amis.[(Retour au texte principal.)]
Note 335: Aujourd'hui l'hôtel de France et de Lorraine, au no 5 de la rue de Beaune.[(Retour au texte principal.)]