Note 336: «M. de Chateaubriand descendit dans un modeste hôtel, rue de Beaune, et ne vit d'abord qu'un petit nombre d'amis. Un soin important le préoccupait, sa réunion avec Mme de Chateaubriand; le sage conseil écarté d'abord avait été compris; et, à part même la bienséance du monde, il sentait ce qu'avait d'injuste cette séparation si longue d'une personne vertueuse et distinguée, à laquelle il avait donné son nom, et qu'il ne pouvait accuser que d'une délicate et ombrageuse fierté dans le commerce de la vie. Un motif généreux venait aider, en lui, au sentiment du devoir. La perte ancienne de presque toute la fortune de Mme de Chateaubriand s'aggravait par la ruine d'un oncle débiteur envers elle. Les instances de M. de Chateaubriand durent redoubler pour obtenir enfin son retour, et, résolue de l'accompagner dans sa mission du Valais, elle vint promptement le rejoindre à Paris.»—M. de Chateaubriand, sa vie, ses écrits et son influence, par M. Villemain, p. 137.[(Retour au texte principal.)]
Note 337: Et non le 20 mars, comme le portent toutes les éditions, conformes d'ailleurs en cela au manuscrit des Mémoires. Il y a eu là évidemment une erreur de plume. L'exécution du duc d'Enghien eut lieu, non le 20, mais le 21 mars 1804.[(Retour au texte principal.)]
Note 338: Mémoires de M. de Bourrienne, tome V, p. 348.[(Retour au texte principal.)]
Note 339: Ici encore le manuscrit dit à tort: le 20 mars.[(Retour au texte principal.)]
Note 340: Voici le texte de la lettre de démission de Chateaubriand:
«Citoyen ministre,
«Les médecins viennent de me déclarer que Mme de Chateaubriand est dans un état de santé qui fait craindre pour sa vie. Ne pouvant absolument quitter ma femme dans une pareille circonstance, ni l'exposer au danger d'un voyage, je supplie Votre Excellence de trouver bon que je lui remette les lettres de créance et les instructions qu'elle m'avait adressées pour le Valais. Je me confie encore à son extrême bienveillance pour faire agréer au Premier Consul les motifs douloureux qui m'empêchent de me charger aujourd'hui de la mission dont il avait bien voulu m'honorer. Comme j'ignore si ma position exige quelque autre démarche, j'ose espérer de votre indulgence ordinaire, citoyen ministre, des ordres et des conseils; je les recevrai avec la reconnaissance que je ne cesserai d'avoir pour vos bontés passées.
«J'ai l'honneur de vous saluer respectueusement,
«Chateaubriand.
«Paris, rue de Beaune, hôtel de France.
«1er germinal an XII (22 mars 1804).»[(Retour au texte principal.)]
Note 341: Moreau avait été arrêté le 15 février; Pichegru, le 28, et Georges Cadoudal le 9 mars 1804.[(Retour au texte principal.)]
Note 342: Voir l'Appendice no IX: les Quatre Clauses.[(Retour au texte principal.)]