Note 343: «Mme Bacciochi, qui nous était fort attachée, jeta les hauts cris en apprenant ce qu'elle appelait notre défection. Pour Fontanes, il devint fou de peur; il se voyait déjà fusillé avec M. de Chateaubriand et tous nos amis.» Souvenirs de Mme de Chateaubriand.—Voir l'Appendice no X: Le Cahier rouge.[(Retour au texte principal.)]
Note 344: «Avant la mort du duc d'Enghien, la bonne société de Paris était presque toute en guerre ouverte avec Bonaparte; mais aussitôt que le héros se fut changé en assassin, les royalistes se précipitèrent dans ses antichambres, et quelques mois après le 21 mars, on aurait pu croire qu'il n'y avait qu'une opinion en France, sans les quolibets que l'on se permettait encore, à huis clos, dans quelques salons du faubourg Saint-Germain. Au surplus, la vanité causa encore plus de défections que la peur. Les personnes tombées prétendaient avoir été forcées, et l'on ne forçait, disait-on, que celles qui avaient un grand nom ou une grande importance; et chacun, pour prouver son importance et ses quartiers, obtenait d'être forcé à force de sollicitations.» Souvenirs de Mme de Chateaubriand.[(Retour au texte principal.)]
Note 345: «La chose cependant se passa le plus tranquillement du monde, et lorsque M. de Talleyrand crut enfin devoir remettre la démission à Bonaparte, celui-ci se contenta de dire: «C'est bon!» Mais il en garda une rancune, dont nous nous sommes ressentis depuis. Il dit plus tard à sa sœur: «Vous avez eu bien peur pour votre ami?» Et il n'en fut plus question. Longtemps après, cependant, il en reparla à Fontanes, et lui avoua que c'était une des choses qui lui avaient fait le plus de peine.» Souvenirs de Mme de Chateaubriand.[(Retour au texte principal.)]
Note 346: La lettre de Talleyrand ne vint que dix jours après la lettre de démission; elle était ainsi conçue:
«12 germinal (2 avril 1804).
«J'ai mis, citoyen, sous les yeux du Premier Consul les motifs qui ne vous ont pas permis d'accepter la légation du Valais à laquelle vous aviez été nommé.
«Le citoyen Consul s'était plu à vous donner un témoignage de confiance. Il a vu avec peine, par une suite de cette même bienveillance, les raisons qui vous ont empêché de remplir cette mission.
«Je dois aussi vous exprimer combien j'attachais d'intérêt aux relations nouvelles que j'aurais eu à entretenir avec vous; à ce regret, qui m'est personnel, je joins celui de voir mon département privé de vos talents et de vos services.»[(Retour au texte principal.)]
Note 347: «Nous avions reçu douze mille francs pour frais d'établissement à Sion. Pour les rendre, nous fûmes obligés de prendre cette somme sur les fonds que nous avions encore sur l'État: elle fut remise à qui de droit deux jours après la démission.» Souvenirs de Mme de Chateaubriand.[(Retour au texte principal.)]
Note 348: Ce livre a été écrit à Chantilly au mois de novembre 1838.[(Retour au texte principal.)]