[11]: «Maître Benjamin, le plus fripon des jardiniers...» Souvenirs de Mme de Chateaubriand.
[12]: «À la fin de l'été de 1808, M. de Chateaubriand ayant achevé ses Martyrs, voulut, pour en surveiller l'impression, passer l'hiver à Paris; nous louâmes un appartement rue Saint-Honoré, au coin de la rue Saint-Florentin.» Souvenirs de Mme de Chateaubriand.—Les Martyrs parurent au mois de mars 1809.
[13]: Jean-François Boissonade (1774-1857). Attaché au Journal des Débats depuis 1802, il y donna régulièrement jusqu'en 1813 des articles bibliographiques qui ont été recueillis par M. Colincamp, sous le titre de: Critique littéraire sous le premier Empire (1863, 2 vol. in-8o).
[14]: Malte-Conrad Brun, dit Malte-Brun, né à Thisted (Jutland) le 12 août 1775, mort à Paris le 14 décembre 1826. Il écrivait, comme Boissonade, dans le Journal des Débats.
[15]: François Benoît Hoffman (1760-1828).—Il avait débuté dans le Journal des Débats, en 1807, par des Lettres champenoises, où un soi-disant provincial, membre de l'Académie de Châlons, rend compte à un cousin de tout ce qu'il voit de curieux à Paris. Elles obtinrent un très vif succès. Ses articles sur les Martyrs parurent dans les Débats. Ils ont été recueillis au tome IX des Œuvres complètes d'Hoffman, p. 125 et suiv.
[16]: L'abbé Clausel de Montals qui devait devenir, sous la Restauration, évêque de Chartres. Mme de Chateaubriand qui était beaucoup moins bonne que son mari, a fait durement expier au pauvre abbé sa critique des Martyrs. «Nous vîmes, écrit-elle dans ses Souvenirs, des gens se disant royalistes, des prêtres mêmes, sous prétexte que les Martyrs n'étaient pas tout à fait exempts des censures ecclésiastiques, se mettre à en dire pis que pendre. C'était une manière un peu hypocrite de faire sa cour ... Ce fut ensuite, je le dis à regret, M. l'abbé H. de Clausel, aujourd'hui évêque de Chartres et frère de notre meilleur ami: il était alors grand vicaire d'Amiens et il pensa avec raison que ses diatribes lui vaudraient la croix d'honneur: il reçut effectivement quelque temps après cette insigne faveur».—Voir, au tome II, l'Appendice sur les Quatre Clausel.
[17]: Voir l'Appendice, no [II]: Les Martyrs et M. Guizot.
[18]: Les Martyrs, livre XXIII.
[19]: Il avait épousé, en 1795, à Jersey, où elle mourut en 1857, (Jeanne Le Brun d'Anneville; Armorial of Jersey, I. 51).
[20]: Pierre-François-Joachim Henry-Larivière (1761-1838), ancien député à l'Assemblée législative de 1791, à la Convention et au Conseil des Cinq-Cents, où il avait été envoyé par 63 départements. Proscrit après le 18 fructidor (septembre 1797), il ne cessa, depuis cette époque jusqu'à la Restauration, de travailler au rétablissement de la monarchie. Louis XVIII le nomma avocat général, puis conseiller à la Cour de cassation. Après la révolution de juillet, il refusa de prêter serment au nouveau roi.