[21]: Les originaux du procès d'Armand m'ont été remis par une main ignorée et généreuse.—Ch.

[22]: M. de Goyon-Vaurouault.

[23]: Laya, l'auteur de l'Ami des lois, et l'abbé Sicard, l'apôtre des sourds-muets. Henry-Larivière était homme d'esprit et ses lettres étaient pleines de railleries piquantes à l'adresse du gouvernement impérial. Sicard et Laya se tirèrent tous les deux à assez bon compte de cette périlleuse affaire.

[24]: Elle eut lieu le jour du vendredi saint, 31 mars 1809.

[25]: Voir l'Appendice no [III]: Armand de Chateaubriand.

[26]: Chateaubriand ne dit rien du temps qui s'écoula d'avril 1809 à janvier 1811. Ces vingt mois ne furent, en effet, marqués pour lui par aucun événement politique ou littéraire. Mme de Chateaubriand, de son côté, se borne ici à ces quelques lignes: «À la fin de mai (1809) nous retournâmes à la campagne, où M. de Chateaubriand s'occupa de son Itinéraire. Dans le courant de l'été, nous fûmes, comme de coutume, passer quelques jours à Méréville, ensuite à Verneuil chez M. de Tocqueville, d'où nous allâmes au Ménil chez Mme de Rosambe. Cette vie de château était fort agréable et fort à la mode sous Bonaparte: une partie de la société, celle qui n'allait point à la nouvelle cour, passait neuf mois de l'année à la campagne.»

[27]: L'Itinéraire parut au mois de mars 1811.

[28]: Le succès fut attesté, comme autrefois celui d'Atala, par plusieurs parodies, dont la plus spirituelle avait pour titre: Itinéraire de Pantin au Mont-Calvaire, en passant par la rue Mouffetard, le faubourg Saint-Marceau, le faubourg Saint-Jacques, le faubourg Saint-Germain, les quais, les Champs-Élysées, le bois de Boulogne, Auteuil et Chaillot, etc., ou Lettres inédites de Chactas à Atala; ouvrage écrit en style brillant et traduit pour la première fois du breton sur la 9e édition par M. de Châteauterne (René Perrin).—Paris, Dentu, in-8o.—Une autre parodie, qui avait pour auteur Cadet de Gassicourt, était intitulée: Itinéraire de Lutèce au Mont Valérien, en suivant le fleuve Séquanien et en revenant par le mont des Martyrs. Cadet de Gassicourt avait déjà publié, en 1807, contre Chateaubriand, une brochure intitulée: Saint-Géran ou la nouvelle langue française, anecdote récente.

[29]: Louis-François de Bausset (1748-1824). Il était évêque d'Alais depuis 1784, lorsque ce siège épiscopal fut supprimé par l'Assemblée constituante. Obligé d'abandonner son diocèse, il émigra en Suisse au commencement de 1791, mais ne tarda pas à rentrer en France. Il fut incarcéré pendant la Terreur et, après le 9 thermidor, se retira à Villemoisson, près de Longjumeau. Lors du Concordat, il donna sa démission à la demande du Pape et ne figura point parmi les nouveaux évêques, sa santé ne lui permettant pas d'accepter encore un ministère actif. Nommé pair de France en 1815 et cardinal en 1817, il fut, la même année, créé duc par Louis XVIII. Son Histoire de Fénelon avait paru en 1808; son Histoire de Bossuet parut en 1814.

[30]: Joseph-Marie-Blaise de Chénier (1764-1811).