Note 258: Jeanne-Isabelle-Pauline Polier de Bottens, baronne de Montolieu, née le 7 mai 1751, à Lausanne, morte le 29 décembre 1832. Son premier ouvrage, Caroline de Lichtfield (1786) est aussi le meilleur. C'est un roman bien composé, qui a de l'intérêt et du charme. Elle a publié plus de cent volumes, qui sont, pour la plupart, imités ou traduits assez librement de l'allemand ou de l'anglais. Celui qui eut le plus de vogue est Le Robinson suisse, traduit de Wyss (1813, 2 vol. in-12), et sa Continuation (1824, 3 volumes in-12).[Retour au Texte Principal]
Note 259: La marquise de Custine.[Retour au Texte Principal]
Note 260: Astolphe de Custine, fils de la marquise.[Retour au Texte Principal]
Note 261: Louis-Philippe-Enguerrand de Custine, fils unique de Léontine de Saint-Simon de Courtomer et d'Astolphe de Custine, mort à l'âge de trois ans, le 2 janvier 1826. Il est enterré dans la chapelle du château de Fervacques entre sa mère et sa grand'mère.[Retour au Texte Principal]
Note 262: M. Berstœcher était l'ancien précepteur d'Astolphe de Custine.[Retour au Texte Principal]
Note 263: Caliste ou Lettres écrites de Lausanne, roman de Mme de Charrière.[Retour au Texte Principal]
Note 264: Cette longue note (pages 120-123 de la nouvelle édition de l'Essai, publiée en 1826) est une excellente page de critique littéraire. Elle mériterait d'être reproduite en entier. En voici la fin: «Je ne me reproche point mon enthousiasme pour les ouvrages de Rousseau; je conserve en partie ma première admiration, et je sais à présent sur quoi elle est fondée. Mais si j'ai dû admirer l'écrivain, comment ai-je pu excuser l'homme? Comment n'étais-je pas révolté des Confessions sous le rapport des faits? Eh quoi! Rousseau a cru pouvoir disposer de la réputation de sa bienfaitrice! Rousseau n'a pas craint de rendre immortel le déshonneur de Mme de Warens! Que dans l'exaltation de sa vanité, le citoyen de Genève se soit considéré comme élevé au-dessus du vulgaire pour publier ses propres fautes (je modère mes expressions), libre à lui de préférer le bruit à l'estime. Mais révéler les faiblesses de la femme qui l'avait nourri dans sa misère, de la femme qui s'était donnée à lui! mais croire qu'il couvrira cette odieuse ingratitude par quelques pages d'un talent inimitable, croire qu'en se prosternant aux pieds de l'idole qu'il venait de mutiler, il lui rendra ses droits aux hommages des hommes! c'est joindre le délire de l'orgueil à une dureté, à une stérilité de cœur dont il y a peu d'exemples. J'aime mieux supposer, afin de l'excuser, que Rousseau n'était pas toujours maître de sa tête: mais alors ce maniaque ne me touche point; je ne saurais m'attendrir sur les maux imaginaires d'un homme qui se regarde comme persécuté, lorsque toute la terre est à ses pieds, d'un homme à qui l'on rend peut-être plus qu'il ne mérite. Pour que la perte de la raison puisse inspirer une vive pitié, il faut qu'elle ait été produite par un grand malheur, ou qu'elle soit le résultat d'une idée fixe, généreuse dans son principe. Qu'un auteur devienne insensé par les vertiges de l'amour-propre; que toujours en présence de lui-même, ne se perdant jamais de vue, sa vanité finisse par faire une plaie incurable à son cerveau, c'est de toutes les causes de folie celle que je comprends le moins, et à laquelle je puis le moins compatir.»[Retour au Texte Principal]
Note 265: L'empereur Alexandre mourut à Taganrog, le 1er décembre 1825.[Retour au Texte Principal]
Note 266: Voir, à l'Appendice, le no VIII: La mort de Mathieu de Montmorency.[Retour au Texte Principal]
Note 267: Article du 8 août 1825, sur la Conversion des rentes. Œuvres complètes, tome XXVI, p. 411.[Retour au Texte Principal]