Note 327: Sur le prince d'Orange, voir, au tome III, la note 1 de la page 206.[Retour au Texte Principal]

Note 328: Cette maison de campagne appartenait à Mme de la Tour, «personne vraiment bonne et spirituelle», à qui Mme de Staël avait été recommandée par M. Regnaud de Saint-Jean-d'Angély, alors président de la section de l'intérieur au Conseil d'État.[Retour au Texte Principal]

Note 329: Septembre 1803.[Retour au Texte Principal]

Note 330: Mme de Staël, Dix années d'exil, 1re partie, chap. XI.[Retour au Texte Principal]

Note 331: Anthelme Brillat-Savarin (1755-1826). Député du Tiers aux États généraux pour le bailliage de Bugey et Valromey, il siégea parmi les modérés, émigra en 1793 et se retira en Suisse, puis à New-York, où il se créa des ressources en donnant des leçons de français et en tenant le premier violon dans un petit théâtre. Sous le Consulat, il fut nommé juge au Tribunal de Cassation (1er avril 1800). Il mourut conseiller à la Cour de Cassation le 2 février 1826, des suites d'un rhume contracté dans l'église de Saint-Denis, à la cérémonie expiatoire du 21 janvier. L'année précédente, il avait publié l'ouvrage qui a fait sa gloire, la Physiologie du goût.—Balzac, sans doute comme auteur de la Physiologie du mariage, lui a consacré une intéressante notice dans la Biographie universelle, de Michaud. «Brillat-Savarin, dit-il, offrait une des rares exceptions à la règle qui destitue de toute haute faculté intellectuelle les gens de haute taille; quoique sa stature presque colossale lui donnât en quelque sorte l'air du tambour-major de la Cour de cassation, il était grand homme d'esprit, et son ouvrage se recommande par des qualités littéraires peu communes.»[Retour au Texte Principal]

Note 332: L'exécution de Georges Cadoudal et de ses onze compagnons eut lieu le lundi 25 juillet 1804, à onze heures du matin, en place de Grève. La veille, le geôlier de Bicêtre était entré dans son cachot, apportant à Georges une demande en grâce toute prête. Il jette un regard sur le papier qu'on lui présente et qui était adressé à Sa Majesté l'Empereur. Il n'en veut pas voir davantage. Se tournant vers ses compagnons: «Mes camarades, dit-il, faisons la prière.» Le matin de l'exécution, à quelqu'un qui lui demandait des nouvelles du condamné, le capitaine Laborde répondit: «Il a dormi plus tranquillement que moi.» Georges était assisté de l'abbé de Keravenant, qui fut sous la Restauration curé de Saint-Germain des Prés. Arrivé sur la place de Grève, l'abbé lui faisait réciter la Salutation angélique: «Je vous salue, Marie, pleine de grâces... Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pêcheurs, maintenant...» Et Georges s'arrêtait: «Continuez, dit le prêtre, et à l'heure de notre mort.—À quoi bon? dit Georges; l'heure de la mort, n'est-ce pas maintenant?» Au pied de l'échafaud, raconte le duc de Rivière dans ses Mémoires, page 52, il déclara qu'il avait une faveur à solliciter. «Pour ôter à mes compagnons d'infortune, dit-il, l'idée que je pourrais leur survivre, je demande à mourir avant eux. C'est moi, d'ailleurs, qui dois leur donner l'exemple.» On y consentit, et Georges eut sur l'échafaud la place qu'il occupait devant l'ennemi, il fut le premier à la mort comme il l'avait été tant de fois au combat.[Retour au Texte Principal]

Note 333: Dans les pages qui précèdent, Chateaubriand n'a fait que résumer le récit même de Mme Récamier, reproduit plus tard en son entier par Mme Lenormant au tome Ier des Souvenirs, pages 103 et suivantes.[Retour au Texte Principal]

Note 334: M. Necker mourut à Coppet le 9 avril 1804.[Retour au Texte Principal]

Note 335: La ruine de M. Récamier fut postérieure de deux ans à la mort de M. Necker. Elle se produisit dans l'automne de 1806. Par suite d'une série de circonstances, et plus particulièrement de l'état politique et financier de l'Espagne, la maison de banque de M. Récamier se trouva en présence de graves embarras. Pour les conjurer, il aurait suffi que la Banque de France fût autorisée à lui avancer un million, avance en garantie de laquelle il offrait de donner de très bonnes valeurs. Le prêt d'un million fut durement refusé, et la catastrophe eut lieu. M. Récamier abandonna à ses créanciers tout ce qu'il possédait, et en reçut ce témoignage de confiance et d'estime, d'être mis par eux à la tête de la liquidation de ses affaires. Sa femme vendit jusqu'à son dernier bijou. On se défit de l'argenterie, l'hôtel de la rue du Mont-Blanc fut mis en vente. Il fut acheté par M. Mosselmann.[Retour au Texte Principal]

Note 336: 17 novembre 1806.[Retour au Texte Principal]