Note 317: Cette lettre est ainsi datée: De ma retraite de Corbeil, le samedi 28 septembre 1797.—La Harpe, proscrit après le coup d'État du 18 fructidor (4 septembre 1797), avait trouvé un asile à Corbeil, où Mme Récamier l'alla voir une fois.[Retour au Texte Principal]
Note 318: Cette lettre, qui ne porte d'autre indication de date que le mot samedi a dû être écrite quelques jours après le 18 brumaire.[Retour au Texte Principal]
Note 319: Lucien Bonaparte venait de publier un roman intitulé la Tribu indienne, ou Édouard et Stellina. (Paris, 1799, 2 vol. in-18.)[Retour au Texte Principal]
Note 320: Comme le duc de Laval, un autre admirateur de Mme Récamier, Benjamin Constant n'aimait pas les dates. Son écrit sur Mme Récamier n'en renferme pas une seule. Besoin nous est donc de préciser. À la fin de 1798, Mme de Staël fut chargée par son père, qui venait d'être rayé de la liste des émigrés, de vendre l'hôtel qu'il possédait rue du Mont-Blanc, aujourd'hui rue de la Chaussée-d'Antin, 7. M. Récamier était depuis longtemps en relations d'affaires avec M. Necker, il était son banquier, ainsi que celui de sa fille; il acheta l'hôtel. L'acte de vente porte la date du 25 vendémiaire an VII (16 octobre 1798). La négociation de cette affaire devint l'origine de la liaison qui s'établit entre Mme de Staël et Mme Récamier. (Souvenirs et Correspondance..., par Mme Lenormant, I, 23.)[Retour au Texte Principal]
Note 321: Plus tard duc de Laval-Montmorency, celui précisément que Chateaubriand remplacera comme ambassadeur à Rome.[Retour au Texte Principal]
Note 322: «Arbitre du goût et des bonnes manières», a dit Mme de Staël. Sous une apparence légère et mobile, le duc de Laval était un noble cœur et un esprit élevé. Il géra les plus grandes ambassades et fut partout à la hauteur de sa tâche.[Retour au Texte Principal]
Note 323: Le roman de Delphine, qui parut à la fin de 1802.[Retour au Texte Principal]
Note 324: Georgina Spenser, duchesse de Devonshire (1746-1806), célèbre par son esprit et sa beauté. Elle se mêla aux luttes politiques de son temps, soutint Fox et écrivit plusieurs poésies, dont la principale, le Passage du mont Saint-Gothard, a été traduite par Delille.[Retour au Texte Principal]
Note 325: Élisabeth Craven, margravine d'Anspach (1750-1828). Fille du comte de Berkeley, elle épousa d'abord lord Craven, dont elle eut sept enfants. Abandonnée par son mari, elle demanda le divorce, et quitta l'Angleterre pour voyager. Devenue veuve en 1790, elle épousa en secondes noces le margrave d'Anspach et vint demeurer avec lui en Angleterre, dans la terre de Brandebourg-House. Après la mort de ce prince (1806), elle recommença ses voyages et mourut à Naples à l'âge de 78 ans. Elle a composé des pièces de théâtre, un Voyage à Constantinople en passant par la Crimée, traduit trois fois en français, et des Mémoires fort curieux, qui parurent à Londres en 1825 et furent traduits, l'année suivante, par J.-T. Parisot (2 vol. in-8o).[Retour au Texte Principal]
Note 326: M. de Marcellus, à qui la France doit de posséder la Vénus de Milo, rencontrant ici le nom du duc d'Hamilton, en a profité, comme c'était son droit, pour nous conter cette jolie anecdote: «Ce premier des ducs écossais, mêlé au récit du voyage de Mme Récamier en Angleterre, s'était épris aussi des charmes de la Vénus de Milo, dès son entrée à Paris. Sachant que je l'avais enlevée, il m'en fit offrir, toute mutilée qu'elle était, dix mille livres sterling. Elle n'était pas à moi; elle n'appartenait même plus à M. le marquis de Rivière, qui venait d'en faire don à Louis XVIII: quelques années après, la duchesse de Hamilton, que je recevais avec son fils et sa fille dans la jolie villa de Saltocchio, au pied des Apennins, me rappela, à la vue de quelques statues informes, cette passion qu'elle avait partagée pour la Vénus victorieuse. Mais quand j'avais dérobé mon idole à l'obscurité de Milo et aux empressements d'une frégate anglaise, arrivée quelques heures trop tard, ce n'était pas pour qu'un autre pays que le mien vînt à s'illuminer jamais de sa beauté.» (Chateaubriand et son temps, p. 316.)[Retour au Texte Principal]