Note 18: Traité du 19 février 1797, signé entre Bonaparte et Pie VI. Ce dernier renonçait au Comtat Venaissin, abandonnait Bologne, Ferrare et les Légations, et rachetait par des contributions considérables les autres territoires qu'occupait l'armée française.[Retour au Texte Principal]
Note 19: Pèlerinage de Childe-Harold, chant IV.[Retour au Texte Principal]
Note 20: «Giorgini fut aussi mon courrier, dit M. de Marcellus (Chateaubriand et son temps, p. 331), avant de passer au service plus lucratif de l'ambassadeur. Il était la terreur des postillons italiens «mols et paresseux par nature,» comme du temps de Montaigne; mais quand, au lieu de précéder une calèche diplomatique, il portait lui-même la dépêche de bidet en bidet, sa course tenait du vol de l'oiseau, et il se surpassait lui-même dès qu'il allait annoncer un pape à l'Europe impatiente; il a fallu l'invention du télégraphe pour éclipser sa renommée.»[Retour au Texte Principal]
Note 21: Ce sont des vers du poète Gray, dans son Ode, sur une vue lointaine du collège d'Eton.[Retour au Texte Principal]
Note 22: Pierre Guérin (1774-1833). Élève de Regnault, il obtint au début de sa carrière, en 1797, un des trois grands prix que, pour cette fois, par extraordinaire et attendu la force du concours, l'Académie crut devoir distribuer. Avant de partir pour Rome, Guérin exposa son tableau, Marcus Sextus ou le Retour du proscrit. Au sortir de nos troubles civils, alors que les émigrés revoyaient avec transport le pays natal, le sujet choisi par le peintre devait toucher fortement les âmes. Son succès fut immense. Ses principales toiles sont: une Offrande à Esculape, Orphée au tombeau d'Eurydice, Céphale et l'Aurore, Égisthe et Clytemnestre, Didon écoutant les récits d'Énée, Napoléon pardonnant aux révoltés du Caire. On a de lui quelques admirables portraits, parmi lesquels il faut citer surtout ceux de Lescure et d'Henri de Larochejaquelein. En 1828, Guérin était directeur de l'Académie de France à Rome. Il mourut dans cette ville le 6 juillet 1833.[Retour au Texte Principal]
Note 23: Chateaubriand ne donne ici que le commencement de sa lettre du 11 octobre. Les autres lettres à Mme Récamier, contenues dans le présent livre, ont toutes été plus ou moins modifiées par l'auteur, qui tantôt retranche et tantôt ajoute à son texte primitif. Mme Lenormant, au tome II des Souvenirs de Mme Récamier, a reproduit les lettres du grand écrivain dans leur intégrité, d'après les originaux eux-mêmes.[Retour au Texte Principal]
Note 24: Léon XII, Annibal della Genga, était né en 1760 à Genga, près de Spolète. Il avait été élu pape, en 1823, à la mort de Pie VII. Pendant son court pontificat, il embellit Rome, encouragea les lettres et enrichit la bibliothèque du Vatican. Il mourut en 1829, au cours de l'ambassade de Chateaubriand. Sa Vie a été écrite par le chevalier Artaud de Montor, l'historien de Pie VII.[Retour au Texte Principal]
Note 25: Bouillie de farine d'orge.[Retour au Texte Principal]
Note 26: Thomas Bernetti (1779-1852). Après avoir été successivement représentant de la cour de Rome à Saint-Pétersbourg et légat de Ravenne et de Bologne, il avait été fait cardinal en 1827, et avait, en 1828, remplacé le cardinal Della Somaglia à la secrétairerie d'État.[Retour au Texte Principal]
Note 27: Charles Oppizoni. Né à Milan le 15 avril 1769.—Archevêque de Bologne (20 septembre 1802).—Cardinal du titre de Saint-Laurent in Lucina (26 mars 1804). Il se montra l'un des plus courageux parmi les cardinaux noirs. Sauf le temps de son exil en France, sa vie se passa dans un long épiscopat, à Bologne, où il mourut fort âgé, en 1855.[Retour au Texte Principal]