Note 85: Traité du 6 juillet 1827 entre l'Angleterre, la France et la Russie. Les trois puissances contractantes signifiaient à la Porte que si, dans le délai d'un mois, la médiation proposée par les cabinets de Londres, de Paris et de Saint-Pétersbourg n'était pas acceptée, ceux-ci ouvriraient des négociations commerciales avec les Grecs, s'opposeraient par tous les moyens, et, s'il le fallait, par la force, à de nouvelles collisions entre les parties belligérantes, et autoriseraient leurs représentants à la conférence de Londres à assurer la pacification de l'Orient par toutes les mesures qu'ils jugeraient nécessaires.—La Note sur la Grèce avait paru en 1825. Voir, au tome IV, la note 2 de la page 322.[Retour au Texte Principal]

Note 86: La victoire de Navarin (20 octobre 1827), malgré ses heureuses conséquences, n'avait point suffi pour délivrer la Grèce du joug ottoman. Le 17 août 1828, douze régiments français, formant quatorze mille hommes et commandés par le général Maison, appareillèrent à Toulon. Dix jours après, ils débarquaient dans le golfe de Coron en Morée. Plusieurs garnisons turques occupaient encore des places et des châteaux-forts dans la péninsule. En quelques semaines, les Français les en chassèrent, l'épée à la main. La Morée et les Cyclades furent placées sous la protection commune des puissances, et le général Maison, élevé au maréchalat, retourna en France, ne laissant que deux brigades en Grèce, pour aider le pays à se réorganiser. Charles X avait tenu la parole qu'il avait dite à son ministre de la Marine, le baron Hyde de Neuville: «La France, quand il s'agit d'un noble dessein, d'un grand service à rendre à un peuple lâchement, cruellement opprimé, ne prend conseil que d'elle-même. Que l'Angleterre veuille ou ne veuille pas, nous délivrerons la Grèce. Allez, continuez avec la même activité les armements. Je ne m'arrêterai pas dans une voie d'humanité et d'honneur. Oui, je délivrerai la Grèce.» Voir les Mémoires et Souvenirs du baron Hyde de Neuville, t. III, p. 399.[Retour au Texte Principal]

Note 87: Le vice-amiral comte de Heyden commandait l'escadre russe dans la Méditerranée.[Retour au Texte Principal]

Note 88: Il monta sur le trône en 1840 sous le titre de Frédéric-Guillaume IV.[Retour au Texte Principal]

Note 89: Marie Feodorowna, princesse de Wurtemberg, impératrice mère, veuve de Paul Ier, mère de l'empereur Alexandre Ier et de l'empereur Nicolas Ier. Elle était morte dans la nuit du 4 au 5 novembre 1828.[Retour au Texte Principal]

Note 90: Les lecteurs, je l'espère bien, ne sauteront pas une ligne de ce Mémoire, chef-d'œuvre de logique et de patriotisme, et, ce qui ne gâte rien, chef-d'œuvre de style. Chateaubriand n'a pas écrit de pages qui lui fassent plus d'honneur.[Retour au Texte Principal]

Note 91: Louis Desprez, statuaire. Il avait obtenu en 1826 le grand prix de Rome. Son premier envoi, le Faune au chevreau, avait fait sensation parmi les artistes. Une de ses meilleures œuvres est précisément le bas-relief qu'il composa pour le tombeau du Poussin, les Bergers d'Arcadie.[Retour au Texte Principal]

Note 92: Césarine de Houdetot, mariée à M. Prosper de Barante, l'historien des Ducs de Bourgogne. Elle était fille du général César-Ange de Houdetot et petite-fille de Mme de Houdetot, la célèbre amie de J.-J, Rousseau.[Retour au Texte Principal]

Note 93: La tragédie de Moïse, depuis longtemps composée et pour laquelle Chateaubriand avait une particulière prédilection. Il espérait à ce moment pouvoir la faire jouer, et dans la plupart de ses lettres à Madame Récamier, il l'entretient des démarches à faire auprès du baron Taylor, commissaire royal de la Comédie-Française.[Retour au Texte Principal]

Note 94: Le monument élevé à Nicolas Poussin, pour la gloire des arts et l'honneur de la France, se trouve dans l'église de Saint-Laurent in Lucina. Ce que ne dit pas Chateaubriand, c'est que ce tombeau du Poussin, décoré de figures, coûta fort cher, et qu'il en fit seul tous les frais. Le monument ne fut complètement achevé qu'en 1831. C'était justement l'époque où Chateaubriand, renonçant de nouveau à tous ses titres et traitements, se retrouvait une fois encore sans le sou. L'artiste qui avait fait le tombeau n'était sans doute pas beaucoup plus riche. Il exposait ses besoins d'argent à l'ancien ambassadeur, plus pauvre encore que lui. Cela dura quatre ans, de 1831 à 1834. M. l'abbé Pailhès, dans son incomparable dossier sur Chateaubriand, possède toutes les réponses du grand écrivain: elles sont touchantes de simplicité, de bonne volonté, mais d'une bonne volonté trop souvent impuissante. Chateaubriand s'était mis une fois de plus dans l'embarras et la gêne, pour la gloire des arts et l'honneur de la France.[Retour au Texte Principal]