Note 77: Sur le Voyage en Italie de M. Simond, voy. J.-J. Ampère, la Grèce, Rome et Dante, p. 199. Cet excellent M. Simond trouve les chefs-d'œuvre de Raphaël et de Michel-Ange souverainement ridicules, et il ne s'en cache point. Il dit de la fresque de Raphaël représentant l'Incendie du Borgo: «Le dessin n'en est pas correct, l'expression est médiocre, le coloris froid et sans harmonie.» Il dit du Jugement dernier de Michel-Ange: «Dos et visages, bras et jambes, se confondent; c'est un véritable pouding de ressuscités[Retour au Texte Principal]

Note 78: L'ouvrage de Mgr Nicolas-Marie Nicolaï faisait alors autorité à Rome en matière économique. Il avait paru en 1803 sous ce titre: Memorie, leggi ed osservazioni sulle campagne e sull' annona di Roma; trois volumes in-4o, ainsi divisés: I. Del catasto daziale sotto Pio VI; II. Del catasto daziale sotto Pio VII, e delle leggi annonarie; III. Osservazioni storiche economiche.[Retour au Texte Principal]

Note 79: Villemain préparait alors son Histoire de Grégoire VII, célèbre avant de paraître, tombée dans l'oubli, aussitôt qu'elle eût paru,—ce qui n'eut lieu du reste qu'en 1873, trois ans après la mort de l'auteur.[Retour au Texte Principal]

Note 80: Grâce à Dieu, M. Thierry est revenu à la vie et il a repris avec des forces nouvelles ses beaux et importants travaux; il travaille dans la nuit, mais comme la chrysalide:

La nymphe s'enferme avec joie
Dans ce tombeau d'or et de soie
Qui la dérobe à tous les yeux, etc.

Ch.[Retour au Texte Principal]

Note 81: Au mois de juin 1828, le czar Nicolas, alléguant la violation de plusieurs clauses du traité de Bucharest, conclu en 1812 entre la Russie et la Porte ottomane, avait rappelé son ambassadeur à Constantinople. L'armée russe avait passé le Danube et était entrée en Bulgarie. Le 11 octobre 1828, elle s'était emparée de Varna.[Retour au Texte Principal]

Note 82: Jean Torlonia, duc de Bracciano, le célèbre banquier romain dont Chateaubriand nous dira tout à l'heure la mort, arrivée le 24 février 1829. Il avait commencé par être brocanteur et commissionnaire. Mayer Rothschild, le juif de Francfort, avait édifié sa fortune sur les sommes déposées entre ses mains par l'Électeur de Hesse-Cassel, obligé de fuir ses États. À la même époque, Jean Torlonia commençait la sienne avec l'argent déposé chez lui par l'agent français Hugon de Basseville, massacré par la populace romaine le 13 janvier 1793,—argent qui fut du reste fidèlement rendu, comme le fut aussi celui de l'Électeur de Hesse-Cassel. Après avoir été l'homme d'affaires de la France, Torlonia devint plus tard le banquier de l'aristocratie romaine et de Mme Lœtitia, celui de Charles IV d'Espagne et de son favori Manuel Godoy. Pie VII lui conféra le titre de duc de Bracciano et le fit prince romain.[Retour au Texte Principal]

Note 83: Voir le Congrès de Vérone, t. I, p. 374.[Retour au Texte Principal]

Note 84: Le traité d'Unkiar Skélessi, entre la Russie et la Turquie, fut signé le 8 juin 1833. C'était un traité d'alliance défensive et offensive conclu pour huit ans. Une clause secrète fermait éventuellement les Dardanelles aux puissances européennes, tout en laissant ce détroit ouvert, ainsi que le Bosphore, à la seule Russie.[Retour au Texte Principal]