Note 68: Charles Pinot, sieur Duclos, membre de l'Académie française. Il était compatriote de Chateaubriand, et il en a déjà été parlé au tome I des Mémoires. (Voyez la note 2 de la page 128).—Obligé de s'éloigner de Paris en 1766, pour avoir blâmé trop vivement la condamnation de La Chalotais, son ami, il voyagea: ce qui lui donna lieu d'écrire ses Considérations sur l'Italie, publiées seulement en 1791, dix-neuf ans après sa mort.[Retour au Texte Principal]

Note 69: Charles-Marguerite-Jean-Baptiste Mercier Dupaty (1746-1788). Avocat général, puis président à mortier au parlement de Bordeaux, il publia plusieurs écrits sur le droit criminel qui lui valurent une grande popularité. En littérature, il est connu par ses Lettres sur l'Italie en 1785. Elles obtinrent, à la veille de la Révolution, un succès de vogue.[Retour au Texte Principal]

Note 70: Charles Dupaty, fils aîné du président (1771-1825). Il étudia la sculpture sous Lemot, alla se perfectionner en Italie et fut nommé à son retour membre de l'Académie des beaux arts (1816). Ses meilleures compositions sont: la Vénus genitrix, Biblis mourante, Cadmus, Ajax poursuivi par la colère de Neptune. Il a fait le modèle de la statue équestre de Louis XIII (exécutée par Cortot), que l'on voit sur la place Royale, à Paris.—Le second fils du président, Emmanuel Dupaty (1775-1851) travailla pour le théâtre. Son esprit facile et élégant lui valut de nombreux succès dans le vaudeville et l'opéra-comique. Ses plus jolies pièces sont: Picaros et Diégo, le Chapitre second, la Jeune Prude, la Leçon de botanique, Ninon chez Mme de Sévigné, l'Intrigue aux fenêtres, le Poète et le Musicien, les Voitures versées. Sous la Restauration, il publia les Délateurs ou trois années du XIXe siècle, poème satirique en trois chants, et collabora à diverses feuilles libérales, la Minerve, l'Abeille, l'Opinion et le Miroir. Le 18 février 1836, il fut élu membre de l'Académie française, en remplacement de M. Lainé, par 18 voix contre 2 données à Victor Hugo. Celui-ci se consola de son échec par un joli mot: «Je croyais, dit-il, qu'on allait à l'Académie par le pont des Arts, je me trompais; on y va, à ce qu'il paraît, par le Pont-Neuf.» Emmanuel Dupaty était, après tout, un fort galant homme et un homme d'esprit. À peine élu, il alla frapper à la porte de l'auteur d'Hernani, et, ne le trouvant pas, lui laissa sa carte avec ce quatrain:

Avant vous je monte à l'autel;
Mon âge seul peut y prétendre.
Déjà vous êtes immortel,
Et vous avez le temps d'attendre.[Retour au Texte Principal]

Note 71: Le Pèlerinage de Childe-Harold, chant IV, stance LXXIX.[Retour au Texte Principal]

Note 72: J'invite à lire dans la Revue des Deux-Mondes, 1er et 15 juillet 1835, deux articles de M. J.-J. Ampère, intitulés: Portraits de Rome à différents âges. Ces curieux documents compléteront un tableau dont on ne voit ici qu'une esquisse. (Note de Paris, 1837.) Ch.[Retour au Texte Principal]

Note 73: La princesse Del Drago.[Retour au Texte Principal]

Note 74: La duchesse Lante.[Retour au Texte Principal]

Note 75: Et non Mellini, comme on l'a imprimé dans les éditions précédentes. C'est dans la Villa Millini, hors des murs de Rome, que le général Alexandre Berthier (le futur prince de Wagram et de Neuchâtel) reçut, le 11 février 1798 (23 pluviôse an VI), les avocats, les banquiers et les artistes qui devaient constituer la nouvelle République romaine.[Retour au Texte Principal]

Note 76: Philippe-Camille, comte de Tournon (1778-1833), préfet de Rome sous l'Empire, de 1809 à 1814. La Restauration fit du préfet de Rome un préfet de Bordeaux, puis de Lyon. En 1824, M. de Tournon fut nommé pair de France. Il a publié, en 1831, d'intéressantes Études statistiques sur Rome et les États romains.[Retour au Texte Principal]