Note 58: Jean Dumont, né vers 1650, mort à Vienne en 1726, suivit d'abord la profession des armes, puis voyagea dans presque toutes les contrées de l'Europe et finit par se fixer en Autriche, où il devint historiographe de l'empereur. Il publia en 1699 ses Voyages en France, en Italie, en Allemagne, à Malte et en Turquie (4 vol. in-12).[Retour au Texte Principal]

Note 59: C'est pendant son voyage d'Italie qu'Addison composa sa tragédie de Caton.[Retour au Texte Principal]

Note 60: Jean-Baptiste Labat (1663-1738), religieux dominicain. Parti en 1693 pour les missions des Antilles, il y rendit de grands services, surtout comme ingénieur. C'est lui qui fonda la ville de la Basse-Terre à la Guadeloupe. Il a laissé de nombreux ouvrages, parmi lesquels un Voyage en Espagne et en Italie (Paris, 1730, 8 vol. in-12).[Retour au Texte Principal]

Note 61: Voir, sur ce curieux épisode, l'article de Sainte-Beuve dans ses Causeries du Lundi, tome VII, page 83, et la Correspondance de Voltaire et du président de Brosses, publiée en 1836 par M. Théophile Foisset.[Retour au Texte Principal]

Note 62: Louise-Marie-Caroline, comtesse d'Albany, née en 1753, à Mons, de la famille des Stolberg, épousa en 1772 le prétendant Charles-Édouard, qui avait pris le titre de comte d'Albany. Ils se séparèrent en 1780, et elle vécut depuis avec le poète Alfieri, à qui sa beauté et son esprit avaient inspiré la plus vive passion, et qu'elle épousa secrètement après la mort du prince, arrivée en 1788. Alfieri étant mort, à son tour, en 1803, elle contracta une nouvelle liaison et, dit-on, un autre mariage secret, avec le peintre français Xavier Fabre. Elle mourut à Florence en 1824.[Retour au Texte Principal]

Note 63: Charles-Victor de Bonstetten, né à Berne le 3 septembre 1745, mort à Genève le 3 février 1832. Il écrivait avec une égale facilité en allemand et en français; ses principaux livres sont dans cette dernière langue. On a de lui Voyage sur la scène des six derniers livres de l'Énéide, suivi de quelques observations sur le Latium moderne (1804); Recherches sur la nature et les lois de l'imagination (1807); Études de l'homme, ou Recherches sur les facultés de sentir et de penser (1821); l'Homme du midi et l'homme du nord (1824). Dans ce dernier ouvrage, Bonstetten combat les exagérations de la théorie de l'influence morale et politique des climats.[Retour au Texte Principal]

Note 64: Lamartine, qui vit la comtesse d'Albany à Florence, en 1810, a tracé d'elle ce portrait: «Rien ne rappelait en elle, à cette époque déjà un peu avancée de sa vie (la veuve de Charles-Édouard et d'Alfieri avait alors 57 ans), ni la reine d'un empire, ni la reine d'un cœur. C'était une petite femme dont la taille, un peu affaissée sous son poids, avait perdu toute légèreté et toute élégance. Les traits de son visage, trop arrondis et trop obtus aussi, ne conservaient aucunes lignes pures de beauté idéale; mais ses yeux avaient une lumière, ses cheveux cendrés une teinte, sa bouche un accueil, sa physionomie une intelligence et une grâce d'expression qui faisaient souvenir, si elles ne faisaient plus admirer. Sa parole suave, ses manières sans apprêt, sa familiarité rassurante, élevaient tout de suite ceux qui l'approchaient à son niveau. On ne savait si elle descendait au vôtre ou si elle vous élevait au sien, tant il y avait de naturel en sa personne.» (Lamartine, Souvenirs et Portraits, tome 1, p. 130).[Retour au Texte Principal]

Note 65: Allusion au peintre Xavier Fabre, dont il est parlé dans une note précédente.—François-Xavier Fabre, né à Montpellier en 1766. Élève de David, il obtint en 1787 le grand prix de peinture, et séjourna longtemps à Rome, puis à Florence, où il connut la comtesse d'Albany, qui le fit, en mourant, son légataire universel. Revenu à Montpellier, il enrichit le musée de cette ville—qui porte aujourd'hui le nom de Musée Fabre—d'une précieuse collection de livres, de tableaux et d'objets d'art.[Retour au Texte Principal]

Note 66: Henri-Benoît-Marie-Clément Stuart, duc d'York, second fils de Jacques III et de Marie-Clémentine Sobieski, petite-fille du libérateur de Vienne, né à Rome le 6 mars 1725, cardinal le 3 juillet 1747. En 1799, il prit part au conclave de Venise, et contribua à faire accepter comme secrétaire Consalvi, dont il avait encouragé les études et les débuts. À la mort de son frère Charles-Édouard (1788), se regardant comme roi légitime, il prit le titre d'Henri IX. Il mourut à Rome le 13 juillet 1807. Le monument qui recouvre à Saint-Pierre la tombe du cardinal et de son frère, et qui est l'œuvre de Canova, fut payé par le roi George IV.[Retour au Texte Principal]

Note 67: Joseph-Jérôme Le Français de Lalande (1732-1807). Il fut reçu à l'Académie des Sciences, en 1753, à l'âge de vingt-et-un ans; nommé en 1762 professeur d'astronomie au Collège de France, il remplit cette chaire pendant 46 ans avec le plus grand succès. Alors que ses nombreux et remarquables travaux avaient rendu son nom populaire, il chercha hors de la science les moyens de faire parler encore plus de lui. Il se singularisa, soit par des goûts bizarres (il mangeait, dit-on, des araignées, des chenilles), soit par des opinions impies, et se fit gloire d'être athée. Il avait publié, en 1769, le Voyage d'un Français en Italie, 8 vol. in-12.[Retour au Texte Principal]