Note 219: La Tribune des départements, fondée par Auguste et Victorin Fabre. Cette feuille devint, après 1830, l'organe le plus violent de l'opposition républicaine.[Retour au Texte Principal]
Note 220: Hilaire-Étienne-Octave Rouillé, marquis de Boissy (1798-1866). Pair de France de 1839 à 1848, il fut pendant dix ans l'enfant terrible de la Chambre haute, harcelant le chancelier Pasquier de ses continuelles interruptions et de ses saillies irrévérencieuses. De 1848 à 1853, il se vit condamné au supplice du silence. Le 4 mars 1853, il revint au Luxembourg comme sénateur et y fit preuve d'une honorable indépendance. Il a laisse des Mémoires, qui ne valent pas, il faut bien le dire, ceux du vieux chancelier, auquel il avait autrefois fait la vie si dure. Le marquis de Boissy, en 1851, à cinquante-trois ans, avait épousé la célèbre marquise Guiccioli, elle-même presque quinquagénaire, et veuve de lord Byron depuis plus d'un quart de siècle.—En 1830, date à laquelle a été écrite cette page des Mémoires, M. de Boissy n'était encore que le comte de Boissy, et c'est avec raison que Chateaubriand lui donne ce titre; il ne devait prendre celui de marquis qu'à la mort de son père (28 juin 1840).[Retour au Texte Principal]
Note 221: Le Rapport au roi avait été rédigé par M. de Chantelauze.[Retour au Texte Principal]
Note 222: L'article 14 de la Charte était ainsi conçu: «Le Roi est le chef suprême de l'État, commande les forces de terre et de mer, déclare la guerre, fait les traités de paix, d'alliance et de commerce, nomme à tous les emplois d'administration publique, et fait les règlements et ordonnances nécessaires pour l'exécution des lois et la sûreté de l'État.[Retour au Texte Principal]
Note 223: Chateaubriand demeurait alors rue d'Enfer, no 84.[Retour au Texte Principal]
Note 224: Jean-Henri-Claude Mangin (1786-1835). Comme procureur général à Poitiers, il avait dirigé les poursuites contre le général Berton et ses complices (1822). Il avait été nommé conseiller à la Cour de cassation en 1827, et préfet de police en 1829. Magistrat éminent, orateur et écrivain, il a laissé des ouvrages de jurisprudence qui font encore aujourd'hui autorité en la matière: Traité de l'action publique et de l'action civile;—Traité des procès-verbaux;—Traité de l'instruction publique.[Retour au Texte Principal]
Note 225: Le comte de Chabrol-Volvic. Il était préfet de la Seine depuis 1812. Le comte de Chabrol-Croussol, qui avait été ministre des finances dans le cabinet Polignac jusqu'au 19 mai 1830, était son frère.[Retour au Texte Principal]
Note 226: Le vicomte de Champagny.—Lors du procès des ministres (audience du 16 décembre 1830), il fit la déclaration suivante: «J'ai eu connaissance des ordonnances du 25 juillet par le Moniteur du 26; rien n'avait pu me faire prévoir un événement aussi grave. Aucun ordre n'avait été donné au ministère de la guerre. Aucun mouvement extraordinaire de troupes n'avait eu lieu. Je dirai même qu'au moment où les ordonnances parurent, il y avait autour de Paris moins de troupes de la garde que de coutume. Deux régiments, dont l'un de cavalerie et l'autre d'infanterie, avaient été envoyés en Normandie pour faciliter la recherche des incendiaires.»[Retour au Texte Principal]
Note 227: La protestation des journalistes fut rédigée par MM. Thiers, Châtelain et Cauchois-Lemaire. Les signataires étaient, en effet, au nombre de quarante-quatre. Voici leurs noms: Gauja, gérant du National; Thiers, Mignet, Chambolle, Peysse, Albert Stapfer, Dubochet, Rolle, rédacteurs du National;—Châtelain, Guyet, Moussette, Avenel, Alexis de Jussieu, J.-F. Dupont, rédacteurs, et V. de Lapelouse, gérant du Courrier français;—Guizard, Dejean, Charles de Rémusat, rédacteurs, et Pierre Leroux, gérant du Globe;—Année, Cauchois-Lemaire et Évariste Dumoulin, rédacteurs du Constitutionnel;—Senty, Haussmann, Dussard, Chalas, A. Billard, J.-J. Baude, Busoni, Barbaroux, rédacteurs, et Coste, gérant du Temps;—Victor Bohain, Nestor Roqueplan, rédacteurs du Figaro;—Auguste Fabre et Ader, rédacteurs de la Tribune des départements;—Plagnol, Levasseur et Fazy, rédacteurs de la Révolution;—F. Larreguy, rédacteur, et Bert, gérant du Journal du Commerce;—Léon Pillet, gérant du Journal de Paris;—Vaillant, gérant du Sylphe;—Sarrans jeune, gérant du Courrier des Électeurs.[Retour au Texte Principal]
Note 228: Au nombre de quatorze. C'étaient MM. Bavoux, Bérard, Bernard, de Laborde, Chardel, Daunou, Jacques Lefebvre, Marchal, Mauguin, Casimir Périer, Persil, de Schonen, Vassal et Villemain.[Retour au Texte Principal]