Note 229: «M. Thiers, qui avait si bien parlé la veille des têtes à engager, croyant la sienne menacée, alla chercher une prudente retraite dans la vallée de Montmorency, chez Mme de Courchamp, la sœur d'Étienne Béquet.» Notes inédites sur M. Thiers, par Joseph d'Arçay (le Dr Bonnet de Malherbe), p. 52.[Retour au Texte Principal]

Note 230: Des deux frères Béquet, le seul qui ait laissé un nom était le rédacteur des Débats, Étienne Béquet (1800-1838). C'est lui qui avait écrit, au mois d'août 1829, à l'avènement du ministère Polignac, le fameux article se terminant par ces mots: «Malheureuse France! malheureux roi!» Son principal titre est le feuilleton hebdomadaire qu'il rédigea pendant quinze ans, et qu'il signait de la lettre R. «Il savait, selon le mot de Jules Janin, tout dire sans offenser personne.» En 1829, presque en même temps que son célèbre article des Débats, il avait publié dans la Revue de Paris une nouvelle, Marie ou le Mouchoir bleu, qui avait eu un succès prodigieux.[Retour au Texte Principal]

Note 231: Le titre exact du journal que dirigeait M. Coste en 1823 était celui-ci: Tablettes universelles, ou Répertoire de documents historiques, politiques, scientifiques et littéraires, avec une Bibliographie raisonnée. Le bulletin politique était fait par M. Thiers, qui signait ***. Les autres rédacteurs étaient MM. Cauchois-Lemaire, Coquerel, Dubois, Mahul, Dumon, Rabbe, Charles de Rémusat, Théodore Jouffroy, Damiron, etc. Au mois de janvier 1824, M. Coste, obéré par les frais de son journal, écrasé par les amendes, et d'ailleurs récemment condamné à un an de prison, vendit les Tablettes à M. Sosthène de la Rochefoucauld, qui poursuivait alors, avec les fonds de la liste civile, et aussi parfois avec ses propres fonds, sa campagne d'amortissement des journaux. Un des rédacteurs, M. Rabbe, adressa à M. Coste une lettre fort dure, qui fut insérée dans le Courrier français et amena un duel entre les deux écrivains.[Retour au Texte Principal]

Note 232: Jacques Coste (1798-1859). S'il avait vendu son journal, les Tablettes universelles, M. Coste n'en restait pas moins l'adversaire résolu et déclaré du gouvernement de la Restauration. Le 15 octobre 1829, il fonda le Temps, «journal des progrès politiques, scientifiques, littéraires et industriels», qui ne contribua pas moins que le National à préparer la révolution de 1830. Ce journal subsista jusqu'au 17 juin 1842. Son titre a été repris, le 1er mars 1849, par M. Xavier Durrieu, et en 1861 par M. A. Nefftzer. Le Temps de M. Durrieu ne vécut que dix mois, mais celui de M. Nefftzer aura bientôt atteint la quarantaine.[Retour au Texte Principal]

Note 233: Lorsque le commissaire de police se présenta aux bureaux du Temps, dans la rue de Richelieu, pleine à ce moment d'une foule curieuse et inquiète, M. Baude refusa d'ouvrir les portes de l'imprimerie. Un serrurier, est requis; M. Baude lui lit à haute voix l'article 384 du Code pénal, qui punit des travaux forcés le vol par effraction. L'ouvrier intimidé se retire. Le commissaire menace alors M. Baude de le faire arrêter; celui-ci rouvre son Code et lit l'article 341, qui punit des travaux forcés l'arrestation arbitraire. À un second serrurier, requis pour remplacer le premier, il relit l'article 384, et, cette fois encore, l'ouvrier se retire. La lutte se prolongea ainsi longtemps; il fallut recourir au serrurier chargé de river les fers des forçats.[Retour au Texte Principal]

Note 234: M. Billot.[Retour au Texte Principal]

Note 235: Rue Neuve-du-Luxembourg, no 27.[Retour au Texte Principal]

Note 236: La rue du duc de Bordeaux est doyenne la rue du Vingt-neuf Juillet, en vertu d'une décision ministérielle du 19 août 1830. Elle est située entre la rue de Rivoli (no 208) et la rue Saint-Honoré (no 213), tout près de l'église Saint-Roch.[Retour au Texte Principal]

Note 237: Alfred Nettement (Histoire de la Restauration, t. VIII, p. 608) raconte cet incident d'une façon un peu différente: «Il était alors six heures du soir. La garde royale vint apporter un secours nécessaire à la gendarmerie et à la ligne, dont les efforts demeuraient impuissants. Des coups de feu répondirent à la grêle de pierres qui tombaient sur la troupe; ils étaient tirés par un détachement du 5e régiment de ligne qui entrait dans la rue Saint-Honoré par la rue de Rivoli. Cette décharge coûta la vie à un jeune étudiant anglais nommé Folks, qui était allé se réfugier à l'Hôtel Royal, situé à l'angle de la rue des Pyramides. Il avait eu l'imprudence de se mettre à la fenêtre pour suivre les progrès du mouvement insurrectionnel: une des premières balles l'atteignit.[Retour au Texte Principal]

Note 238: Le président du Conseil occupait l'hôtel du ministère des Affaires étrangères, alors situé à l'angle de la rue des Capucines et des boulevards.[Retour au Texte Principal]