[318] IIIe carnet, p. 86: «Mma di Cheverosa sortita havendo somme considerabili di denari contanti. S. M. sa ben li suoi disegni, e che se li da 200 mil lire, come pretende, vi havrà havute 400 mil lire.» Journal d'Olivier d'Ormesson: «19 septembre. Au conseil, j'ouïs Monsieur demander si on avoit payé les deux cent mille livres à Mme de Chevreuse qu'on lui avoit promises.» La Châtre, ibid.: «Elle s'opiniâtra de toucher, avant que de partir, quelque argent qu'on lui avoit promis.»
[319] Archives des affaires étrangères, France, t. CV, lettre de Gaudin à Servien, du 31 octobre 1643: «Le sieur de l'Estrade a fait un compliment à Sa Majesté, de la part du prince d'Orange, sur l'éloignement de Mme de Chevreuse, disant qu'elle avoit fait voir par cette action la bonne intention qu'elle a pour la considération de ses alliés, puisque dès son arrivée ladite dame lui proposa la paix très-facile, et que les Espagnols quitteroient bien volontiers tout ce que les François ont pris, pourvu qu'on leur accordât seulement une chose, qui est l'abandonnement des Suédois et des Hollandois.»
[320] Disons-le en passant avec un regret douloureux: ce beau château, l'honneur de l'Anjou, qu'ont habité tant de grands personnages, depuis le maréchal de Gié, et où plus d'un roi de France reçut une noble hospitalité, n'est depuis longtemps qu'un débris et un souvenir. Les anciens seigneurs du Verger l'ont vendu, racheté, détruit à la fin du XVIIIe siècle. Ils ont abandonné le tombeau de leurs aïeux et le sol de la patrie pour aller jouir, en Autriche, d'une oisive opulence, au lieu de rester parmi nous, de partager notre destinée, bonne ou mauvaise, de renouveler leur gloire et de continuer la nôtre.
[321] Plus haut, chap. V, p. [233], chap. VI, p. [252].
[322] Ibid., et plus bas, p. [304]. Voyez surtout Retz, t. I.
[323] Montrésor fut aimé, dit-on, par Mlle de Guise, qui pour demeurer fidèle à cette liaison ne voulut pas se marier. Sur Mlle de Guise, voyez Mme de Motteville, t. Ier, p. 48, et p. 418.
[324] C'est aussi ce qui se tire du silence de Campion; voyez plus haut, chap. VI, p. 266.
[325] Montrésor, Mémoires, ibid., p. 355. «La demeure de Mme de Chevreuse à Tours me donnoit sujet de la voir de fois à autres, et bien que ce fût rarement je ne laissai pas de prendre plus de connoissance de son humeur et tempérament de son esprit que je n'en avois eu dans tout le temps qu'elle avoit été plus heureuse et en plus grande considération. L'abandonnement quasi général où elle étoit de tous ceux qu'elle avoit obligés et qui s'étoient liés d'amitié et unis d'intérêt avec elle me fit juger du peu de foi que l'on doit ajouter aux hommes du siècle présent, par l'état auquel se trouvoit une personne de cette qualité si universellement délaissée dans sa disgrâce; ce qui augmenta le désir en moi de m'employer à lui rendre mes services avec plus de soin et d'affection dans les occasions qui se pourroient offrir. Je n'ignorois pas que les conséquences que l'on voudroit tirer des visites dont j'avois l'honneur de m'acquitter vers elle, ne fussent capables de me nuire et de troubler ma tranquillité; mais l'estime et le respect que j'avois pour sa personne et ses intérêts m'engagèrent d'en courir volontiers le hasard, en observant toutefois cette précaution qu'elles ne fussent trop fréquentes ni qu'il y eût aucune affectation de sa part ni de la mienne. Les traverses dont toute sa vie avoit été agitée n'étoient pas prêtes à finir.»
[326] IVe carnet, p. 14.
[327] Ibid., p. 48 et 49: «Più animate che mai et in speranza di far qualche cosa contra me con il tempo.»