Indiquons encore les stances adressées à la même personne qui expriment les mêmes sentiments dans un mètre différent:
Marquise, si mon visage
A quelques traits un peu vieux, etc.
[193] T. II, p. 87. La première édition de Voiture est celle donnée par son neveu Pinchesne presque immédiatement après sa mort, en 1650, in-4o, et qui est dédiée à Condé. Il y en avait déjà une septième édition, in-12, en 1665. La dernière et la plus complète est celle de 1745, 2 vol. petit in-8o. C'est celle que nous citerons.
[194] Ailleurs, dans Mme de Sablé, chap. Ier, p. 26 et surtout dans La Société Française, t. II, chap. VIII, tout en maintenant notre opinion sur le talent, disons mieux, sur le génie de Voiture, nous avons fait paraître aussi les défauts de son caractère, et particulièrement son incroyable vanité, en nous appuyant du témoignage de Mlle de Scudéry.
[195] Voyez son unique et charmant portrait peint par Champagne, et gravé par Nanteuil en 1649, en tête de la première édition des œuvres de Voiture. Il est fort bien reproduit dans les Hommes illustres de Perrault.
[196] Sur cette personne si belle, si spirituelle, et si calomniée par Tallemant, voyez La Société Française, t. Ier, chap. VII.
[197] T. II. p. 66. C'était l'ancien hôtel de Gondi, le plus magnifique du temps, dit encore Sauval, ibid., p. 131. Perelle a gravé l'hôtel et les jardins.
[198] Lenet, édition Michaud, p. 447 et 450.
[199] On ne connaît pas du tout la figure du grand Condé si on ne connaît que le portrait célèbre de Nanteuil; ce portrait est de 1662; il représente Condé fatigué et vieilli avant l'âge, après la guerre civile. Il faut chercher le vainqueur de Rocroy dans un portrait de Grégoire Huret en tête du Prince illustre, et dans les portraits si vrais et si expressifs de Michel Lasne qui l'a gravé aux divers moments de son héroïque jeunesse. Le petit portrait de Daret de 1652 n'est pas non plus à négliger. Voyez une admirable description de Condé jeune, dans La Société Française, t. Ier, chap. II.