[242] Voyez Mme de Motteville, t. VI, p. 105, 167, etc.; Mademoiselle, t. V, p. 254, et t. VI, p. 82.
[243] S'il est vrai, comme l'assurent plusieurs contemporains, entre autres Segrais, que Montausier ait servi de modèle au Misanthrope, c'est que Molière, qui ne savait pas le fond des choses, voyant à la surface de l'humeur, de la hauteur et de la brusquerie, a pris l'apparence d'une vertu difficile pour la réalité. Mais Molière n'a dit son secret à personne, et vraisemblablement il n'y a point ici de secret, excepté celui du génie. Le Misanthrope n'est la copie d'aucun original. Bien des originaux ont posé devant le grand contemplateur et lui ont fourni mille traits particuliers; mais le caractère entier et complet du Misanthrope est sa création.
[244] Tallemant, t. II, p. 243: «Notre marquis, voyant que sa religion est un obstacle à ses desseins, en changea. Il dit qu'on se peut sauver dans l'une et dans l'autre; mais il le fit d'une façon qui sentoit bien l'intérêt.»
[245] Tout le monde l'appelle Élisabeth, et elle est ainsi nommée dans les documents imprimés les plus authentiques; mais dans tous nos manuscrits elle ne signe jamais Élisabeth, et presque toujours Isabelle. Devant la commission ecclésiastique déléguée par le pape pour l'affaire de la canonisation de la mère Madeleine de Saint-Joseph, elle dépose ainsi: «J'ai nom Isabelle Angélique de Montmorancy, je suis native de la ville de Paris; je suis âgée de trente-deux ans, fille d'Henry François de Montmorancy, comte de Boutteville et autres lieux, et d'Isabelle Angélique de Vienne, sa légitime épouse; je suis veuve de Gaspart de Coligny, duc de Chastillon...» Et elle signe: «Moy, Isabelle Angélique de Montmorancy.» Voyez l'Appendice, notes sur le premier chapitre, (page [426)].
[246] Lenet, éd. Mich., p. 437.
[247] Voyez de longs détails à ce sujet dans Mme de Motteville, t. Ier, p. 292, etc.
[248] Œuvres de Voiture, t. II, p. 174, épître à M. de Coligny.
[249] Œuvres de Sarasin, in-4o; Poésies, p. 74.—Voyez aussi dans les Poésies de Jules de La Mesnardière, de l'Académie françoise, conseiller du Roy et maistre d'hostel ordinaire de Sa Majesté, Paris, chez Sommaville, 1656, in-fol., un rondeau intitulé: l'Enlèvement de Mlle de Bouteville.
[250] Mme de Motteville, t. III, p. 133, etc.
[251] Voyez, sur Mme de Montbazon, le chapitre qui suit.