Encore quelques grands afin de faire voir,
De Mœcène rivaux, qu’ils ayment le sçavoir,
Nous voyent de bon œil, et tenant une gaule,
Ainsi qu’à leurs chevaux nous en flattent l’épaule,
Avecques bonne mine, et d’un langage doux
Nous disent souriant : « Eh bien, que faictes-vous ? »
[8] Satire 4e.
Il ne s’agit pas ici, sans doute, de coups de canne, comme l’a cru le commentateur Lenglet-Dufresnoy ; mais on conviendra du moins que ces singulières familiarités, dont les poëtes partageaient le bénéfice avec les chevaux, étaient compromettantes et pouvaient conduire facilement plus loin. Il suffisait d’un mouvement de colère pour que la caresse amicale de la houssine, plus fortement appuyée, se changeât en un coup de cravache, et, je l’ai dit, les grands se mettaient aisément en colère.
Un peu plus tard, en 1621, Courval-Sonnet s’écriait, dans sa première satire :
Qui donc voudroit escrire en temps si perilleux,