«La dernière édition de la nomenclature des rues de Paris, était-il dit ou à peu près dans cette lettre justificative, bien que dressée par M. Sagansan, géographe de l'administration des postes, ne fait aucune mention de la place Pentagonale. Malgré le zèle apporté par l'administration pour se mettre sur la trace des changements opérés dans la dénomination des voies de communication, elle n'arrive pas toujours à des renseignements exacts, et doit s'en tenir à des documents officiels, malheureusement incomplets.»
Si une administration publique se trouve débordée par l'activité de M. Haussmann, dit le Temps, que feront d'humbles Parisiens, qui sont, au dire de M. le préfet de la Seine, gens nomades et tout à fait désordonnés dans leurs allures?
[14] M. Cocheris, chez Durand.
[15] Dicaearchiae Henrici regis christiannissimi progymnasmata, in-8.
[16] Trois parties réunies en un seul volume in-12, imprimé avec une page blanche au verso de chaque feuillet pour recevoir les observations du lecteur.
[17] Je trouve aussi dans la bibliographie de la France, de Girault de Saint-Fargeau, l'indication d'un Mémoire de Bouteville pour l'embellissement de l'île du palais, dont il ne donne pas la date.
[18] Le projet d'amener les eaux de la mer à Paris, en prolongeant jusque-là un port construit à Cherbourg, fut présenté à Louis XVI, et vivement combattu par les architectes, qui le regardaient comme capable d'entraîner la ruine de la capitale par la filtration de l'eau salée à travers le terrain calcaire qui sert de base à Paris. Le comte de Las Cases, dans le tome IV du Mémorial de Sainte-Hélène, dit qu'il présenta à Napoléon, en 1812, un plan pour transformer le Champ de Mars en une naumachie qui eût servi d'ornement au Palais du roi de Rome, et qu'on aurait creusée suffisamment pour recevoir de petites corvettes destinées à l'instruction d'une école de marine installée à l'École militaire. Cette idée est revendiquée par Naudy Perronnet, qui, dans un ouvrage publié en 1825, et où il revient longuement là-dessus, prétend l'avoir proposée lui-même en 1812, avec cette seule différence qu'il établissait sa rade ou son bassin dans la plaine de Grenelle.
[19] Le fameux Vriès, qui depuis devait acquérir une autre illustration sous le titre de Docteur noir, avait renouvelé dans des proportions grandioses, vers 1855, ce projet du Temple de Dieu, où il voulait opérer la fusion de tous les cultes.
[20] C'est fait.
[21] Plus loin, le prince de Ligne s'indigne encore contre ceux qui pourraient s'opposer à ses projets en prononçant ce vil mot d'argent. On voit qu'il avait les grandes traditions. Napoléon Ier disait de Corneille: «S'il avait vécu de mon temps, je l'aurais fait prince;» M. Haussmann pourrait dire du prince de Ligne: «Je l'aurais fait membre de ma commission municipale.»